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Economie

Loi de Finances chez les conseillers
Le budget de la Justice recalé puis rattrapé

Par L'Economiste | Edition N°:3939 Le 28/12/2012 | Partager
Quatre autres secteurs ont subi le même sort
Ramid a fait les frais de ses relations tendues avec les conseillers
Vote-sanction contre les départements à faible rendement

Le projet de loi de Finances 2013 est arrivé au stade final. Après son adoption en seconde lecture à la Commission des finances à la Chambre des représentants, mercredi dernier, il sera approuvé en séance plénière ce vendredi. Néanmoins, le passage du texte par la Chambre des conseillers, où le gouvernement ne dispose pas de la majorité, n’a pas été de tout repos pour les membres de l’équipe de Benkirane. En effet, 5 budgets sectoriels n’ont pas reçu l’aval des conseillers en commission, même si ces rejets ont été rattrapés lors du vote en séance plénière. Ce revirement de la situation s’explique par le fait que «le rejet de ces budgets est lié au fait que la commission est composée à deux tiers de ses membres de l’opposition, tandis que lors de la séance plénière, les élus de la majorité étaient plus nombreux», a expliqué Omar Dkhil, président de la Commission de la justice à la Chambre des conseillers.
Ces budgets ont été sauvés par la primauté du vote en plénière sur celui en commission. Ces rejets constituent un vote-sanction qui a visé des secteurs dont les ministres entretiennent des relations tendues avec les locataires de la deuxième Chambre. «C’est un message adressé à ces départements pour qu’ils améliorent leurs relations avec la Chambre des conseillers, mais aussi pour qu’ils progressent dans leurs performances», a souligné Mohamed Daidaa, chef du groupe de la FDT à la deuxième Chambre. Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des Libertés, est le premier concerné. Ses déclarations sur l’inconstitutionnalité de la deuxième Chambre avaient suscité l’ire de l’opposition. A cela s’ajoutent ses clashs avec certains élus comme Mohamed Daidaa, Driss Radi ou encore Hakim Benchemmach. Daidaa avance que le rejet du budget du ministère de la Justice est lié à «la tension créée par le ministre au sein du secteur, notamment à travers le recours à des ponctions sur les salaires des greffiers qui exerçaient leur droit de grève». Le ministère de la Fonction publique n’est pas non plus en odeur de sainteté à la deuxième Chambre. Le budget du département de Abdeladim El Guerrouj a été rejeté, car «nous n’avons perçu aucun effort pour l’amélioration du rendement et la moralisation de l’administration», a estimé le chef du groupe de la FDT. Idem pour le budget de la Délégation générale de l’administration pénitentiaire. Pour les conseillers de l’opposition, «il s’agit d’un vote destiné à protester contre la situation catastrophique que connaissent les prisons au niveau national». En effet, les rapports sur la situation des centres pénitentiaires s’accumulent et les parlementaires ont tiré la sonnette d’alarme pour que cette administration améliore la prise en charge des détenus (voir notre édition du 27 décembre). Driss Dahak, Secrétaire général du gouvernement, a également été victime des représailles des conseillers. Ceux-ci lui reprochent «la lenteur que connaît l’élaboration des projets de loi». Une critique qui a été déjà émise par les députés, au moment de l’examen de ce budget, lorsqu’ils avaient comparé le SGG à un «cimetière des lois».

Relations tendues

El Habib Choubani, ministre chargé des Relations avec le Parlement, a fait également les frais de ses rapports tendus avec les conseillers. En effet, ceux-ci ont critiqué «le comportement dédaigneux du ministre à l’égard de la deuxième Chambre». Mohamed Daidaa a regretté «la discrimination dont font l’objet les conseillers. Par exemple, le ministre a fait appel à uniquement deux représentants de la deuxième Chambre, contre quatre de la première, pour participer au dialogue national sur la société civile».

Mohamed Ali MRABI

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