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Focus

Emploi des jeunes
Les prescriptions du Conseil économique et social

Par L'Economiste | Edition N°:3685 Le 26/12/2011 | Partager
Déployer une vraie réforme de l’intermédiation du marché
Instituer l’équivalence entre les diplômes publics et privés
En finir avec le cumul des fonctions dans l’administration

Source: CES
Les jeunes constituent la catégorie d’inactifs la plus importante. 2/3 de cette population sont au chômage depuis plus d’une année. La réponse à ce problème est une urgence absolue pour le prochain gouvernement

Une nouvelle gouvernance pour promouvoir l’emploi. C’est la mesure phare présentée par le Conseil Economique et Social (CES) vendredi 23 décembre à Rabat lors de la présentation de son premier rapport. Après 10 mois d’activité, le Conseil livre ses conclusions sur la problématique de l’emploi des jeunes. Un paquet de mesures qui prend la forme d’une «ordonnance » sur une question cruciale, l’emploi des jeunes.
Pour l’institution présidée par Chakib Benmoussa, la complexité de la question nécessite des réformes structurelles supposant non seulement la régulation du marché du travail, mais aussi et surtout, un toilettage du système de formation. En tout et pour tout, le Conseil a présenté 10 mesures répondant aux demandes des syndicats, du patronat et aux attentes des jeunes chômeurs.
L’une des plus importantes concerne la gouvernance du dispositif de promotion de l’emploi. La mise en place d’un nouvel organigramme permettrait une vraie cohérence entre les différents acteurs. Celui-ci prendrait également en compte la territorialisation des politiques conformément aux exigences de la régionalisation. Concrètement, le CES propose la mise en place d’un Conseil national de l’emploi présidé par le Chef du gouvernement - à ne pas confondre avec le Conseil supérieur de l’emploi chargé uniquement de donner des avis consultatifs en la matière. Le Conseil national sera lui, engagé dans une vraie stratégie nationale supposant des orientations et des évaluations régulières. Ledit Conseil devra en outre s’appuyer sur une représentation régionale via des Conseils régionaux de la promotion de l’emploi. Ces représentations se chargeront d’adapter les formations aux spécificités régionales et de favoriser l’émergence de véritables projets territoriaux.

L’étonnante péremption
des diplômés

Enfin, une entité d’exécution devra relayer au niveau local l’opérationnalisation de la stratégie. «Nous avons estimé que cette dernière fonction devrait être assurée par l’Anapec à condition que ses prérogatives soient révisées. Dans notre vision, cette agence ne serait plus chargée que de l’insertion professionnelle, mais opérerait un travail d’intermédiation et de proposition élargi en devenant une agence d’exécution déconcentrée», explique Mohamed Titna Alaoui, président de la commission permanente chargée de la formation, de l’emploi et des politiques sectorielles au CES. En somme, l’objectif est de créer un interlocuteur de proximité unique pour tous les demandeurs d’emploi. Cette organisation pourra profiter de la mise en place d’un observatoire de l’emploi et de la formation, «institution chargée de produire des statistiques sur l’emploi, notamment sur les besoins sectoriels en compétences», souligne Alaoui.
Par ailleurs, le Conseil propose d’éradiquer de nombreuses dispositions entravant l’accès à la formation, notamment les réglementations instaurant une péremption des diplômes après un temps d’inutilisation, limitant par la même occasion l’âge d’accès aux études. Dans le même registre, le CES plaide en faveur de l’établissement d’un système d’équivalence de diplômes entre public et privé et pour une application rigoureuse de la réglementation du travail et du code de la fonction publique. Sur ce dernier point, il est conseillé de mettre un terme au cumul des emplois chez les fonctionnaires dont certaines exceptions sont toujours permises par la réglementation.
Le soutien au TPE n’est pas en reste, il est même considéré comme une solution aux résultats certains vu les bienfaits qui seraient générés par la sortie de l’informel d’une partie de l’économie. En ce sens, le CES propose la mise en place d’une structure dédiée à la promotion de la TPE s’appuyant sur le travail de l’ANPME.
L’option du service civique volontaire n’est pas à écarter selon le Conseil qui y voit une manière de dynamiser l’offre. Il demande la mise en place d’une Contrat emploi d’utilité publique et sociale avec des missions de courte durée (3 à 24 mois) qui viendrait compléter le dispositif du contrat premier emploi et du contrat d’insertion professionnelle.
Côté études, les formations à courte durée figurent à coté des formations en alternance (entre l’entreprise et les centres de formation) parmi les principales mesures préconisées par le Conseil économique et social. Celles-ci devraient mettre l’accent sur la formation linguistique, comportementale et entrepreneuriale qui constitue les vrais obstacles à l’employabilité des jeunes diplômés.

Ayoub NAÏM

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