×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Réforme des retraites: La CIMR s’impatiente

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
586 nouvelles entreprises adhérentes contre 317 radiations en 2010
Plus de 21 milliards de dirhams de réserves

«C’EST un véritable anachronisme». C’est en ces termes que Khalid Cheddadi, président-directeur général de la CIMR, qualifie un éventuel déplafonnement du plafond de cotisation CNSS à 8.000 dirhams. Cheddadi, qui a présenté lundi 30 mai à Casablanca l’activité de la CIMR en 2010, s’est dit surpris par cette éventualité. D’abord, par rapport à l’impact qu’elle aurait sur la CNSS. «La Caisse de sécurité sociale sera exposée à des problèmes. Le régime est assez généreux et une telle mesure creusera ses déficits. L’étude réalisée par le cabinet chargé de statuer sur la réforme des retraites a recommandé de réduire le plafond CNSS de 6.000 à 4.000 dirhams», explique Cheddadi.
Ensuite, dans le schéma qui se dessine, l’on s’acheminerait vers un régime de base et une retraite complémentaire. La CIMR est appelée à jouer le rôle d’une complémentaire et d’assurer une couverture au-delà du plafond de 4.000 dirhams. Mais au-delà de ces explications, c’est le retard pris par les politiques pour trancher le dossier des retraites qui inquiète. En principe, le gouvernement avait laissé entendre à la signature des conventions du dialogue social que la réunion de la Commission nationale des retraites était imminente. Mais quatre semaines après, toujours rien. Or les différents scénarios sont prêts depuis une année! Et la décision politique se fait toujours attendre.
En attendant, la CIMR, régime facultatif, poursuit son offensive. En 2010, elle a enregistré un accroissement de 4,4% de ses actifs cotisants. Un niveau supérieur aux hypothèses du régime qui retiennent un niveau de progression de 0,5%.

 

L’organisme, qui fonctionne toujours avec un statut d’association, a connu l’adhésion de 586 nouvelles entreprises pour un effectif global de 4.635 salariés. Ce qui porte le nombre de ses adhérents à 4.666 entreprises et celui des salariés à 509.859 actifs cotisants et 239.873 ayants droit. En parallèle, ce régime a enregistré 317 radiations d’entreprises comptant près de 6.155 salariés. «Nous lançons le processus de radiation quand l’entreprise ne paie pas ses cotisations au bout de six mois. Cette opération est assortie d’une pénalité équivalente à 5 ans de cotisations qui ne sont pas productives de droits», explique le PDG de la CIMR. Cette pénalité dissuade le plus souvent les entreprises à quitter le régime. Elles préfèrent ainsi négocier les modalités de paiement des cotisations dues.
Dès 2011, la Caisse table sur la baisse du niveau de radiation qui pourrait être ramené à une centaine d’entreprises du fait de l’opération de nettoyage du portefeuille.
A la CIMR, qui a eu droit à une réforme en 2003, le bilan actuariel réalisé en 2010 a confirmé la pérennité du régime au-delà de 60 ans. Le fonds de prévoyance est positif et la courbe de projection est ascendante.
Aujourd’hui, la réserve de prévoyance s’élève à plus de 21 milliards de dirhams en valeur comptable. La CIMR, suivant en cela les recommandations des normes internationales de pilotage des régimes de retraite, a mené une étude de mortalité sur les données des années 2000 à 2009. Il en ressort une augmentation de l’espérance de vie de 60 ans. Celle-ci est passée de 21,1 à 22,2 années. «Même en tenant compte de cette donne, la situation de la réserve de prévoyance s’est améliorée par rapport à 2009, grâce notamment à l’impact de la gestion financière», note le management de la Caisse.
Pour l’exercice 2010, l’excédent d’exploitation affecté à la réserve de prévoyance a atteint 4,06 milliards de dirhams. Les résultats de la gestion financière relèvent que la répartition de la réserve entre placement en obligation, actions et produits alternatifs est restée stable. Les produits nets du patrimoine se sont élevés à 2,82 milliards de dirhams contre 1,47 milliard en 2009 enregistrant ainsi une progression de 91,4%. Elle est due en partie à l’opération ONA/SNI qui a engendré 1,4 milliard de dirhams de plus-value.
La CIMR qui a décidé de maintenir les paramètres techniques du régime pour l’exercice 2011, aux niveaux fixés par la réforme de 2003, a néanmoins opté pour une augmentation du point en service de 1% à partir du 1er juillet 2011.

K. M.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc