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Entreprises

Management
La cohérence, clé de la gestion du changement

Par L'Economiste | Edition N°:3542 Le 01/06/2011 | Partager
De nombreuses contraintes à gérer
La direction, première concernée

«Il faut conduire les transformations dans l’organisation, au moment où tout va pour le mieux», estime Laurent Buratti

«Le potentiel d’une organisation passe par la transformation du management, c’est l’art des possibles», souligne Laurent Buratti, senior executive chez Boston Consulting Group et spécialiste du management stratégique. Des propos tenus lors de la conférence organisée par la Royal Air Maroc (RAM), le 31 mai, sous le thème «La transformance: stratégie de mise en mouvement des équipes et des organisations».
Dans un contexte où le dernier rapport de l’OCDE fait référence à un bouleversement des richesses à l’horizon 2030, «il y a nécessité pour l’entreprise de se transformer pour assurer sa pérennité», estime un des responsables de la RAM. Il poursuit «le désir de la compagnie d’évoluer est présent, il faut toutefois s’assurer une certaine visibilité pour avancer». Sur ce, Buratti rébondit: «dans les projets de transformations, les efforts à réaliser par les directions sont sous-estimées». L’évolution est décrite alors comme interdépendante du personnel et des équipes de l’entreprise. Le spécialiste renchérit: «la volatilité du positionnement sur le marché d’une entreprise n’a jamais été aussi grand qu’actuellement», une remise en compte globale est alors nécessaire.Or, malgré la notion de «complexité» (turbulences et incertitudes, interdépendances, sur-information,…) de plus en plus accrue de «la mise en mouvement», Laurent Buratti affirme que le management peine à se réinventer.
Le retrait, la fuite en avant, la simplification, ou encore les notions de technocratie, de motivation ou de modélisation ont été mises en avant en tant que caractéristiques de ce «vide de management».
Pourtant, la vision du changement est assimilée à une boussole qui oriente chacun dans sa prise de décision et la gestion de son autonomie. Son importance semble de taille! Elle passe par la cohérence de l’ensemble de ses niveaux. La vocation de l’entreprise, ses ambitions, ses valeurs, ses principes de management, ses priorités stratégiques et son plan d’action doivent correspondre les uns aux autres.
Dans ce sens, il existe, selon Buratti, certains facteurs-clés de réussite. Au nombre de cinq, il concerne à la fois l’élaboration d’une vision volontariste, le choix d’un «modèle de déploiement» (pour implémenter la vision), la mise en cohérence des systèmes de management, l’exemplarité des dirigeants. Enfin, l’accompagnement adapté par une approche rationnelle et sécurisante est également nécessaire.
L’expert tient d’ailleurs à préciser, «80% des projets d’entreprises sont un échec, du fait de la non-cohérence entre la vision cible et sa mise en œuvre».

Zineb SATORI

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