×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Téléviseurs: Le LCD et le plasma font des adeptes

    Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

    . Deux appareils par ménage dans les centres urbains. Percée des écrans plasma et LCD . 300.000 à 350.000 unités de téléviseurs vendues par an Le marché des téléviseurs se porte bien. Les ventes tirées particulièrement par le moyen et le haut de gamme affichent de bons scores même si les professionnels restent discrets sur les chiffres. Une chose est sûre, les ménages ne se contentent plus d’un seul téléviseur. Dans une ville comme Casablanca, la moyenne est de deux moniteurs (un dans le salon et un dans la chambre des parents), voire trois. D’ailleurs, souvent l’acquisition d’un téléviseur passe avant celle d’un réfrigérateur. L’engouement pour les écrans plasma et LCD (liquid cristal display) imprime au marché une croissance verticale. Certains comme Samsung ont décidé de retirer les écrans à tube cathodique. La tendance amorcée il y a quelques années avec la dynamique de renouvellement semble se confirmer. Des importateurs, fabricants et revendeurs, dont le moral est au beau fixe, parlent d’une croissance à deux chiffres sur ce créneau. Le conventionnel (écrans à tube cathodique ou CRT) où les opérateurs réalisent l’essentiel des ventes, promet aussi des lendemains meilleurs. En effet, ils s’attendent à une explosion de la demande avec la généralisation de l’électrification dans le milieu rural. Mais si le marché, dont le volume annuel global est estimé entre 300 et 350.000 unités (400.000 selon certains opérateurs), est prometteur, il ne faut pas omettre pour autant qu’il reste petit et disputé par de grandes marques (Sony, Samsung, Panasonic, Philips, JVC…). Sans oublier le dernier arrivé, le sud-coréen LG, qui a réussi en l’espace de quelques années, à se tailler une place de choix. Il revendique d’ailleurs la première place. «Ceci est particulièrement vrai pour les écrans plasma et LCD avec près du tiers du marché», indique le Product manager, Deuk Soo Ahn. Selon lui, les segments de l’écran ultraplat, plasma ou LCD, sont disputés entre LG, Sony et Samsung. Pour leur part, Philips, Siera (qui affirme détenir environ 25% de part de marché brun) et Goldvision sont plutôt présents sur le créneau des moniteurs conventionnels. «Même si nos produits sont plus chers d’environ 30%, nous arrivons à vendre plus», affirme Deuk Soo Ahn. Une chose est sûre, l’affirmation des marques asiatiques a imprimé une grande mutation au marché. C’est ce que soutient Abdelaziz Nadi, Activité CE chez Philips, en faisant notamment allusion à l’érosion des prix des écrans à cristaux liquides et plasma. C’est ce qui explique le succès de ces moniteurs sur lesquels toutes les marques se positionnent. Même si, de par leurs prix, ils ne ciblent qu’une niche du marché, ils constituent un élément d’entretien de l’image de marque», expliquent des opérateurs. De fait, pour l’heure seule une certaine élite peut investir plus de 30.000 dirhams pour l’achat d’un téléviseur (il y a quelques années les prix pouvaient aller, selon les modèles, jusqu’à 230.000 dirhams). «Cette tendance est aujourd’hui à la baisse et ne tardera pas à atteindre des niveaux de prix accessibles à d’autres couches socioprofessionnelles», affirment des professionnels.Aujourd’hui, les ventes des écrans plasma et LCD dont près de 25% se font pendant le mois de Ramadan (les événements sportifs constituent aussi un grand déclencheur des ventes), sont sur une courbe croissante. . Forte concurrenceAinsi, Radelec (marque Siera) avec sa gamme de 20 références (du 15 au 60’’) avance pour 2004, un taux de croissance des écrans plats digiflat de 86%. Même succès du côté de LG qui avoue aussi des ventes en nette progression. «Nous avons vendu en 2003, 400 unités. Pour 2004, nous tablons sur la vente d’un millier d’écrans», indique le Product manager, qui avoue toutefois l’intérêt croissant accordé aux écrans à cristaux liquides dans la stratégie marketing de la filiale. En 2005, ce sera le LCD qui sera mis en avant dans la stratégie marketing de la société. «La demande du LCD est pour l’heure étroite, mais, l’érosion des prix et la diminution des marges entre plasma et LCD est en passe de changer la donne». En attendant, LG promet pour janvier prochain, un écran plasma de 71 pouces. «Le plus grand du monde», insiste non sans fierté Deuk Soo Ahn. Philips, qui revendique, avec une part de marché oscillant entre 22 et 25% (en volume) la troisième place après LG et Siera, compte délaisser le créneau des téléviseurs conventionnels pour se consacrer au moyen et haut de gamme. Chez la filiale du groupe hollandais qui jouit d’une forte position en Europe et aux Etats-Unis, les ventes des écrans plasma et LCD représentent aujourd’hui 10% du chiffre d’affaires (essentiellement réalisées dans le second trimestre 2004). «Nous n’arrivons pas à percer au Maroc en raison du faible pouvoir d’achat», confie Abdelaziz Nadi, directeur Activité CE. Une situation que la société est déterminée à modifier. «Nous comptons passer à 30% l’année prochaine toutes dimensions confondues », confie Nadi, en précisant que la marque programme d’étoffer sa gamme.


    Tendances

    Le bon vieil écran bombé qui trônait autrefois dans la plupart des salons marocains serait sur le point de disparaître des rayons. Les tubes cathodiques (CRT) avec écran plat semblent avoir encore de beaux jours devant eux, notamment avec la généralisation de l’électrification des zones rurales. Ces téléviseurs conventionnels auront, selon les professionnels, toujours des adeptes vu leur rapport qualité/prix. Ce qui n’est pas le cas pour le rétroprojecteur qui, selon des revendeurs, a complètement perdu de son attrait en raison de ses capacités limitées en qualité d’image et en champ d’exploitation. «Sans oublier son faible rapport qualité/prix », soulignent des responsables commerciaux. Il faut compter au moins 13.000 DH pour les moins chers. Restent le plasma et le LCD (autrefois réservé aux écrans informatiques), deux technologies qui s’affrontent aujourd’hui sur le marché de l’ultraplat. Si elles présentent de grandes similitudes en matière de fonctionnalité et d’ergonomie, sur le plan technique, ces technologies offrent des performances différentes (luminosité, contraste, consommation électrique, durée de vie…) et ne conviennent pas à tous les types d’utilisation. Ainsi, pour les images de grande dimension, le plasma est roi. Le LCD, réservé autrefois aux écrans informatiques, est quant à lui, appliqué, depuis peu, aux postes de télévision de dimensions réduites.Khadija EL HASSANI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc