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Kénitra: Les explications du président du Conseil municipal

Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

. Talmoust défie l’opposition de prouver ses accusations dans l’affaire des kiosques . 123 familles en ont bénéficié. Il faut penser aux 1.400 autres marchands ambulantsComme toutes les grandes villes, Kénitra connaît son lot de problèmes et aussi de réalisations. Seulement, quand la mauvaise circulation de l’information s’en mêle, certaines questions prennent une très grande importance alors même qu’elles ne le méritaient pas.“Trois sortes de problèmes ont en effet été soulevés par l’opposition”, indique Talmoust, président du Conseil municipal de cette ville. Il s’agit en premier du problème de la Rue 18. Cela concerne en fait des marchands ambulants. L’opposition avait crié au scandale à l’attribution des kiosques destinés à ces marchands et avait même accusé le président d’avoir réalisé une transaction frauduleuse. Talmoust s’en défend et «défie quiconque de prouver quoi que ce soit concernant ces kiosques». L’Economiste a enquêté auprès des bénéficiaires et a pu constater que la transaction est de tout ce qu’il y a de normal et de légal du moment qu’elle s’est passée par l’intermédiaire d’un notaire. En fait, le problème se résume en “l’occupation illégale des lieux par 123 familles pendant plus de 20 ans. Il a été décidé, non de manière individuelle, mais après discussion au niveau du bureau du Conseil, de transférer les occupants”, explique Talmoust. La décision en réalité n’a pas été prise sous le mandat Talmoust, pas plus que l’installation de kiosques. Elle est le fait des anciens élus, exactement depuis 1997 quand on avait commencé à donner la “chasse” aux marchands ambulants. Aujourd’hui, ces derniers sont installés dans des kiosques répondant aux conditions d’hygiène et d’esthétique. Ils avouent que le “contrat passé avec le Conseil municipal est tout ce qu’il y a d’honnête”. Certes, ils ont été appelés à contribuer aux frais de réalisation, “mais c’était dans la limite du légal et du supportable”, affirme un bénéficiaire. “Aujourd’hui, il faut penser aux 1.400 autres vendeurs ambulants qui attendent encore de bénéficier d’une opération pareille, et c’est le plus important”, explique Talmoust.Le second problème concerne le transport urbain. “C’est un problème qui traîne depuis plus de dix ans. Le contrat passé avec le privé arrive à expiration en mai 2005. Nous sommes actuellement en train de préparer le cahier des charges et un appel d’offres sera lancé immédiatement après”, indique Talmoust. Cette question se pose avec une acuité réelle. L’arrivée de Talmoust à la tête du Conseil municipal avec une confortable majorité est à même de donner l’impulsion manquante au secteur des transports urbains. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’a pas été demandé au transporteur privé actuel de renouveler son parc. L’on ne saurait effectivement l’assujettir à sacrifier d’importants investissements alors qu’il n’est même pas sûr qu’il bénéficierait d’une reconduction de son contrat. Reste la question de la Zone d’activité commerciale. Un projet auquel l’on pense depuis le début des années quatre-vingt. Le projet avait déjà dégagé un excédent budgétaire de plus de quatre millions de DH. “A notre tour nous avons fourni l’effort de porter cet excédent à 14 millions de DH”, indique Talmoust. C’est ce qui fait que les ayants droit et les entreprises chargées de la réalisation des travaux ont été rémunérés. Cet ensemble de projets a constitué, depuis l’élection de Talmoust, le 19 septembre 2003 à la tête de la municipalité de Kénitra, le sujet qui revient tout le temps sur le tapis. L’opposition, composée essentiellement d’élus du Parti de la justice et du développement (PJD) en a fait “un sujet de conversation de cafés”, estime Talmoust. Ce dernier, fort d’une majorité composée notamment d’élus de l’USFP et du Parti de l’Istiqlal laisse courir et prête peu d’intérêt aux “racontars des terrasses de café” tout en espérant que ses “pairs au conseil municipal aient la volonté de mettre la main à la pâte et de contribuer au rapprochement avec les citoyens, au développement de la ville et aussi à la concrétisation des principes de démocratie”. “Ce n’est pas parce que l’on s’est installé dans l’opposition qu’il faut de l’opposition juste pour l’opposition. L’opposition c’est aussi un travail constructif dans la mesure où elle éclaire sur la chose politique et sur le travail accompli”, ajoute-t-il.Il est vrai que le nouveau président du Conseil municipal de Kénitra a déjà à son actif de nombreuses réalisations notamment le fait d’avoir mis fin aux problèmes de la propreté aux quartiers Saknia, Oulad Oujih et bien d’autres. Des problèmes qui s’étaient amplifiés au fil des années et des conseils. Kénitra a donc de l’avenir. Encore faut-il qu’il soit permis aux uns et aux autres de faire leur travail convenablement loin des calculs politico-politiques et des clivages partisans.Jamal Eddine HERRADI

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