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    Economie

    Moulay Yacoub sensibilise ses agriculteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

    . La province veut lutter contre la pollution des margines. Le but est d’installer une production oléicole propreLa lutte contre la pollution des margines était au centre des débats lors d’une journée de sensibilisation qui a réuni récemment les propriétaires des huileries et les autorités de la province de Moulay Yacoub. Les deux parties ont manifesté clairement un grand intérêt pour la rencontre, vu l’ampleur du sujet.En effet, les rejets des industries oléicoles deviennent de plus en plus insupportables. Leurs traitements classiques d’épuration sont devenus inaptes à éliminer la pollution organique. Les participants à la rencontre se souviennent encore de la catastrophe du barrage Sidi Chahed, l’an dernier. Toutes les espèces animales qui y vivaient avaient été perdues à la suite de la forte souillure de ses eaux. Outre les eaux apparentes affectées, l’infiltration dans le sol d’une importante quantité des rejets peut aussi entraîner une dégradation de la qualité des eaux souterraines. Conscients que ces eaux risquent de perdre en qualité, surtout en cette période qui connaît une grande production d’huile, les autorités et les producteurs réagissent à temps. Ils veulent créer une synergie et résoudre le problème conjointement et stopper l’hémorragie. Pour Mohammed Anis, gouverneur de la province de Moulay Yacoub, le patrimoine oléicole national joue un rôle important en tant que générateur d’emplois et sources de revenus pour les agriculteurs. “Avec une superficie de 19.776 ha, l’olivier représente 90% de la surface occupée par l’arboriculture dans notre province, soit 16% de la superficie agricole utile”, indique-t-il. Et d’ajouter que des 239 unités industrielles de trituration que compte la province, 218 unités sont traditionnelles alors que la capacité totale de trituration est de 760 tonnes d’olives par an. Le secteur génère près de 1.040 postes d’emploi. Mais ses rejets peuvent entraîner des répercussions négatives sur l’équilibre écologique et environnemental. Anis souligne que la protection de l’environnement est l’affaire de tous. Pour lui, les agriculteurs et les propriétaires des huileries sont appelés à s’organiser dans le cadre de coopératives et d’associations agricoles. Ainsi, ils pourront profiter du soutien et des opérations d’encadrement en vue d’équiper les unités en mécanismes de production écologiques, améliorer leur productivité et maîtriser les circuits de distribution et de commercialisation de leurs produits. “Le but n’est autre que d’installer une production propre”, conclut Anis.Reste à signaler qu’au terme des travaux de cette journée de sensibilisation, les participants ont visité les unités de trituration des olives de Moulay Yacoub qui ont bénéficié de crédits FODEP pour la réalisation de bassins d’évaporation de margines. Une manière de les encourager à prendre partie.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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