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Economie

La réforme des retraites en marche

Par L'Economiste | Edition N°:1665 Le 18/12/2003 | Partager

. Syndicats, patronat et gouvernement concluent à son urgence . Les mesures correctives constituent le gage de la réussite . L’adhésion de toutes les parties concernées est vivement sollicitéeLes premières assises sur les retraites, organisées les 16 et 17 décembre 2003 à Rabat, constituent, de l’avis de tous les participants, une étape décisive dans la mise en place d’une réforme globale du secteur. Au niveau de la symbolique d’abord, le gouvernement, par la voix de Driss Jettou, le Premier ministre, s’est engagé à mettre les bouchées doubles pour placer rapidement la réforme sur les rails. «Le gouvernement promet de s’attaquer durant l’année 2004 à deux grands chantiers majeurs, que sont l’assurance-maladie obligatoire et la réforme des régimes de retraites», a souligné Jettou dans son allocution d’ouverture. Ensuite, le débat a été plus ou moins riche et instructif en raison de l’abondance de travaux de bonne qualité sur la situation actuelle des régimes et des différents scenarii. Les syndicats et le patronat ont apporté des propositions constructives. Et enfin, tous les participants ont affiché leur volonté d’oeuvrer d’une manière collégiale pour faire avancer rapidement cette affaire.Pour fédérer les parties prenantes dans ce dossier, le chef de gouvernement a tracé les grandes lignes et les étapes de la réforme du secteur des retraites. Selon lui, «la stratégie poursuivie consiste dans un premier temps en la correction des paramètres des régimes de retraites en place, puis dans une deuxième phase leur unification pour réduire les disparités observées». Cette prise de conscience de l’urgence du chantier découle des conclusions rapportées par la commission qui s’est penchée dans son dernier rapport sur la situation actuelle du secteur et la proposition des scenarii de réforme. D’autres études commanditées par le Premier ministre à des cabinets étrangers sont en cours de finalisation et devront lui être remises durant ce mois. Les syndicats au même titre que le patronat souhaitent que les termes de la réforme soient soumis à une concertation de place. Aussi, proposent-ils que soit formé un comité national regroupant toutes les parties pour instruire un dossier global de la réforme. Driss Jettou a rappelé que devant l’urgence de la réforme, des réglages à court terme sont nécessaires et devront être opérés incessamment. Selon lui, «la situation des régimes de retraites au Maroc pousse, dans un premier temps, le gouvernement à adopter des mesures urgentes afin de renforcer leur structure démographique et financière, en attendant d’adopter un projet global qui fait le consensus des différents partenaires sociaux et économiques». Parmi les mesures prises dans l’immédiat, notons le transfert des caisses de retraites internes de l’ONCF et de la Régie des Tabacs au RCAR. Aussi, est-il prévu de transférer celui de l’Odep dès l’année prochaine. Pour les Caisses de l’OCP et de l’ONE, les nouveaux cotisants ont été transférés vers le RCAR, en attendant le transfert global de la caisse. Pour le cas de la CNSS, les mesures prises concernent le relèvement de la base du salaire imposable et des taux de cotisation.La CMR, quant à elle, devrait bénéficier du relèvement de la cotisation de l’Etat de 7 à 14% pour les retraites des Forces armées royales. Aussi, un projet de loi en discussion au Parlement devrait permettre de relever le taux de cotisation des retraites sociales de 14 à 20% à l’horizon 2002.


Où sont passés les assureurs?

Les assureurs ont brillé par leur absence lors de ces premières assises nationales sur les retraites au Maroc. Toutes les parties prenantes du dossier -syndicalistes, responsables des caisses de retraites et hauts responsables étatiques- se sont succédé sur le podium des représentations pour formuler des propositions et participer activement aux débats. Dans les coulisses, les interrogations concernant l’absence des assureurs se sont multipliées. Selon certains professionnels, les assureurs se sentent exclus des projets de couverture sociale en cours, après qu’ils aient été écartés par le gouvernement de la gestion du dossier de l’assurance-maladie obligatoire. Bouchaïb EL YAFI

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