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Economie

Calpers attaque la Bourse de New York

Par L'Economiste | Edition N°:1665 Le 18/12/2003 | Partager

. Le plus grand des fonds de pension surveille de près l’éthique. Calpers avait déclassé le Maroc pour non-respect des lois sociales. Aujourd’hui, il poursuit le plus grand marché du monde Calpers, le plus gros fonds de pension public américain, a lancé cette semaine une offensive historique contre le New York Stock Exchange (NYSE). Calpers est connu des milieux financiers marocains: c’est le fonds qui avait déclassé le Maroc à cause du non-respect des valeurs sociales que ce fonds de pension veut voir se développer dans le monde (www. leconomiste.com). Calpers intente des procès contre les courtiers en bourse en les accusant d’avoir commis des abus importants et contre le NYSE qui ne les a pas inquiétés pour ces actes. A la fin octobre, Calpers gérait quelque 154 milliards de dollars (1.450 milliards de DH, soit plus de quatre fois tout le PIB du Maroc, “rien que” pour un fonds de retraite!). . La tête du boss sur un plateauCalpers gère surtout les pensions de vieillesse de la fonction publique américaine. Les deux tiers de ses investissements sont en actions, d’où son poids financier et moral énorme aux Etats-Unis et dans le monde. Calpers est l’un des principaux clients de Wall Street. Le fonds lance sa procédure judiciaire trois mois après avoir protesté haut et fort contre les indemnités de 188 millions de dollars (1,7 milliard de DH d’indemnités!!!) accordées à l’ancien président du NYSE, Richard Grasso, aujourd’hui remercié et remplacé.Le fonds a contribué à pousser Grasso vers la sortie au bout de 35 années passées à la Bourse de New York, dont les huit dernières à sa tête. Selon Calpers, les courtiers spécialisés sont accusés d’avoir utilisé des “artifices pour frauder” et souligne que “les ordres n’étaient pas passés sur le NYSE aux meilleurs cours disponibles (...) (et) avantageaient financièrement” ces courtiers spécialisés. Ces courtiers ne sont pas connus au Maroc, en revanche, leur maison mère l’est.En avril dernier, le NYSE avait ouvert sa propre enquête pour déterminer si au moins deux de ses courtiers spécialisés pouvaient avoir effectué des transactions d’actions avant leurs clients, enfreignant les règles du système de transactions de la Bourse de New York. L’enquête n’a pas abouti, d’où la colère de Calpers, lequel entre-temps a obtenu la tête du président de la Bourse de New York.. Nouvelle gouvernance… contagieuse“Nous intentons aujourd’hui un procès qui fera date afin de récupérer les pertes accusées et de rectifier les torts sérieux qui existent au sein du New York Stock Exchange. Ces malversations impliquent le système de transactions par les courtiers spécialisés”, a déclaré Sean Harrigan, président du conseil d’administration de Calpers. “La plainte accuse la Bourse d’avoir fermé les yeux, la plupart du temps pendant que ces règles (de transactions) étaient enfreintes. Nous avons l’intention de demander la récupération de chaque dollar perdu”, a-t-il ajouté. Les poursuites de Calpers interviennent à une période particulièrement délicate pour le NYSE. Hier, mercredi, la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, devait voter sur les propositions du nouveau président du New York Stock Exchange, John Reed, en matière de gouvernance. Les réformes seront probablement entérinées, mais Reed s’est vu reprocher d’avoir refusé de demander la scission des postes du président et du directeur général du NYSE. Rappelons que les dispositions américaines en matière de sécurité financière ont fortement tendance à déborder des frontières et à avoir des applications extraterritoriales (cf. L’Economiste du 12 décembre; www.leconomiste.com: la sécurité financière). Aux Etats-Unis, les courtiers spécialisés sont censés sauvegarder le bon ordre du marché par groupes de titres attribués à chaque société. De cette manière, ils se retrouvent avec un point de vue unique sur l’éventail de l’offre, de la demande et les cours pour n’importe quelle action à n’importe quel moment de la séance. Le nombre de courtiers spécialisés a fortement baissé ces dernières années à la suite d’une vague de fusions-acquisitions. La nouvelle a fait trébucher les courtiers cotés.

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