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La microfinance cherche coup de pouce

Par L'Economiste | Edition N°:1776 Le 26/05/2004 | Partager

. Une journée d’étude demain pour présenter le bilan et les perspectivesJournée d’étude pour la microfinance, en présence des autorités de tutelle, conseillers du Roi, agences de développement, quelques seigneurs de la finance nationale et des figures mondiales du secteur. Coorganisé par la FNAM (fédération nationale des associations de microfinance) et Planet Finance, ce colloque, qui se tiendra demain à Rabat, est “l’occasion de présenter le bilan du secteur, les réussites, l’expérience de financement des associations par les banques et les agences de développement internationales, les contraintes organisationnels du métier ainsi que les perspectives de développement”, souligne Rida Lamrini, président de la FNAM. Il espère que cette plénière dégagera une vision globale de développement de la microfinance marocaine. En fait, la FNAM veut sensibiliser la communauté financière quant à la spécificités de ses activités et la nécessité de mettre en place des financements adéquats pour répondre aux besoins de prêts de plus en plus importants des populations. Rida Lamrini estime ce besoin de financement à près de 100 millions de DH.Les associations de microcrédits ont montré la capacité de gérer des portefeuilles de crédits sains, tout en soutenant les activités économiques des couches défavorisées du pays. Cet argument suffirait à lui seul à mobiliser les bailleurs de fonds pour financer les associations de microfinance. Mais Rida Lamrini estime qu’il est primordial de dégager une stratégie nationale pour le secteur dans le cadre d’un schéma d’affaires avec les bailleurs de fonds nationaux. Il distingue parmi les 12 associations de microfinance que compte la FNAM trois profils. Des structures assez matures qui peuvent accéder facilement aux financements des banques et des aides gouvernementales et qui disposent d’un pouvoir de négociation auprès des banques. Viennent en seconde place des associations à un stade de développement intermédiaire et qui ont besoin d’un appui financier et logistique pour consolider leurs activités. Enfin, les entités auxquelles les circuits de financement sont presque hermétiques. Ces dernières devront en effet pouvoir bénéficier de subventions et d’aides publiques pour assure leur viabilité opérationnelle et financière. “Les bailleurs de fonds, notamment les banques, ont tout à gagner dans le partenariat avec les associations de microfinance”, note le président de la FNAM. Ce schéma d’affaires “win-win” repose sur la capacité de bancariser davantage de clients des associations de microfinance, de participer à la lutte contre le chômage et créer une dynamique “life style business” dans les régions rurales du pays. Les associations de microfinance ont un taux de créances en souffrance très faible, avoisinant les 1%, avec une rentabilité très satisfaisante. “Ils ont la capacité de faire face à leurs engagements, à condition que les financements soient adaptés à leurs conditions d’exercice. Les banques en relation avec le secteur peuvent en témoigner”, conclut Rida Lamrini.


Réglementation adaptée

Les acteurs de la microfinance devront se pencher sur les textes juridiques qui organisent leur profession. De l’avis de Rida Lamrini, la réglementation sur les associations de microfinance devrait formaliser et institutionnaliser le recours aux marchés de capitaux. Un premier scénario serait de pouvoir bénéficier des garanties de crédits des organismes étatiques ou internationaux. De même, la communauté financière, dans une logique de solidarité de place, pourrait créer des fonds spécialisés pour le refinancement des engagements des associations. B.E.Y.

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