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INDH: De nouvelles opportunités pour le microcrédit

Par L'Economiste | Edition N°:2083 Le 10/08/2005 | Partager

. La Fédération a présenté son offre au Premier ministre. Les associations veulent institutionnaliser leurs actions . Extension du prog-ramme formation et assistance technique au profit des employés du secteurComme tous les secteurs, le microcrédit se cherche dans le débat sur l’INDH. Ainsi, le Premier ministre a reçu le 4 août dernier la Fnam (Fédération nationale de microcrédit). L’objectif a été “de mettre le point sur les modalités de contribution des associations de microcrédit à l’INDH”, indique Reda Lamrini, président de la Fnam.. A cette occasion, la fédération a présenté au Premier ministre sa propre lecture de l’Initiative en relevant du texte tous les aspects qui interpellent le microcrédit. Notamment, “le financement des microprojets individuels transiterait par les associations de microcrédit”, a souligné Lamrini. Selon lui, cette initiative vient consolider les actions des associations de microcrédit (AMC) qui se sont toujours inscrites dans l’effort national de développement social. D’ailleurs, le Comité national de l’année internationale, présidé par le Premier ministre, a placé l’action du secteur sous le thème: Microcrédit, vecteur de développement social. Pour Lamrini, les AMC sont l’un des principaux acteurs de l’INDH. Elles apportent à l’initiative nationale leur expérience en matière de lutte contre la pauvreté qui a débuté en 1993. “Nous apportons également un savoir-faire en matière de prêt et de recouvrement des montants prêtés aux démunis”, indique Lamrini en rappelant que le taux de couverture actuel est de 99,25%. Il s’agit aussi de la rigueur et la transparence dans la gestion puisque les institutions de microfinance sont supervisées par la Banque centrale et contrôlées par le ministère des Finances. “Nous avons l’obligation de tenir des audits externes des engagements des subventions accordées et opérations menées”, a précisé Lamrini. Par ailleurs, “les associations sont en mesure d’assurer la pérennité des subventions allouées dans les zones cibles”, ajoute-t-il. Aussi, en raison du positionnement du secteur en tant que vecteur de développement social, de son rôle dans la lutte contre la pauvreté, “la Fédération a été fortement sollicitée par les différentes instances publiques qui oeuvrent toutes pour le développement social”, a indiqué son président. Les AMC participeront, en effet, aux comités locaux de développement humain. La Fnam, de son côté, prend part aux instances de pilotage nationales. Ceci n’est pas sans contrepartie. Les attentes des associations de l’INDH sont multiples. Il s’agit d’abord de la définition des zones géographiques et populations ciblées par les actions des associations ainsi que le type d’activité bénéficiant de programme de soutien. Il s’agit aussi des objectifs chiffrés de bénéficiaires à atteindre. “Avec l’INDH, nous aurons l’avantage d’avoir un cadrage qui va nous permettre de mieux inscrire nos actions et de là atteindre, dans les meilleurs délais, nos objectifs”, souligne Lamrini en précisant que la Fédération prévoit de dépasser la barre du million de clients avant 2010. Ce n’est toutefois pas une mince affaire puisque cela nécessite la mobilisation de fonds supplémentaires. Le président de la Fédération a par ailleurs saisi l’occasion de sa rencontre avec le Premier ministre pour solliciter des contributions publiques. La Fédération espère obtenir une enveloppe de 100 millions de DH afin de pouvoir assurer le développement du secteur. “Une grande partie du secteur a besoin d’être subventionnée et capitalisée pour pouvoir atteindre les populations rurales très dispersées”, ajoute-t-il.Parmi les doléances de la Fnam, l’extension du programme formation et assistance technique, prévu par l’INDH au profit des cadres et employés des AMC et de la Fédération.


Retombées

Pour Lamrini, les retombées de l’INDH sur le secteur sont multiples. D’abords des associations renforcées puisqu’elles vont avoir plus de moyens financiers mais aussi des capacités institutionnelles améliorées, ensuite une plus large couverture du territoire national par le microcrédit ainsi qu’un nombre accru de bénéficiaires. Il s’agit aussi d’avoir “une meilleure exploitation des synergies entre les associations et les partenaires du développement social. Et ce, dans le respect des missions de chacun”, indique Lamrini en précisant que la mission des associations consiste uniquement à prêter et recouvrir l’argent prêté.Meryeme MOUJAB

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