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    Economie

    La loi sur la formation continue obligatoire pour bientôt

    Par L'Economiste | Edition N°:2083 Le 10/08/2005 | Partager

    . 400.000 jeunes à former pour 2007 . Les taux d’insertion dans le marché du travail entre 60 et 70% . Environ 400 millions de DH dégagés dans le cadre de l’INDHLa formation professionnelle ne cesse de gagner en importance puisqu’elle se trouve au centre de la réforme de l’enseignement et de la politique de lutte contre le chômage des jeunes. Le gouvernement veut former 400.000 jeunes d’ici 2007. Saïd Oulbacha, secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle, estime que cet objectif est à la portée. Il promet, par ailleurs, de mettre de l’ordre dans la formation professionnelle privée grâce à la procédure d’accréditation. - L’Economiste: Pensez-vous que l’objectif de former 400.000 jeunes à l’horizon 2007 est réalisable? - Saïd Oulbacha: Tout à fait réalisable. A cet effet, nous avons élaboré une stratégie qui cible essentiellement les secteurs porteurs d’emplois. Il s’agit d’accords conclus avec les professionnels de certains secteurs comme le tourisme et les nouvelles technologies pour la formation de techniciens spécialisés. Les piliers de cette stratégie sont la formation alternée et la formation par apprentissage destinée aux jeunes qui n’ont pas le niveau scolaire requis. Les écoles sont également concernées grâce à des programmes mis en place avec le concours des académies régionales.Toujours dans ce sens, nous travaillons actuellement sur le projet de l’approche par compétences. Celle-ci va permettre une meilleure implication des entreprises dans la gestion de la formation professionnelle pour mieux répondre à leurs besoins. Tout ce travail se fait, bien entendu, dans le respect intégral des exigences de qualité. Ainsi, nous avons initié un programme de certification des organismes de formation qui a abouti à la certification de sept établissements à ce jour.- Comment arrivez-vous à harmoniser les actions de votre département avec celles de l’OFPPT, alors qu’il y a apparemment un désaccord dans les visions?- Je tiens, d’emblée, à préciser que l’Office de la formation professionnelle n’est qu’un organe qui exécute la politique du gouvernement représenté par le secrétariat d’Etat. La gestion tripartite de cet établissement permet d’impliquer tous les intervenants dans le domaine de la formation professionnelle dans le processus de prise de décision. Le problème est que la direction générale agit en ignorant ses autres partenaires. Ceci s’est soldé par des incidents avec le personnel, le syndicat et même les partenaires étrangers. J’ai veillé personnellement à aplanir ces différends dont le dernier en date concerne le programme d’approche par compétences financé par l’Agence canadienne pour le développement international (ACDI). Je voudrais enfin préciser que je n’ai aucun différend personnel avec le directeur général de l’OFPPT comme le laissent entendre les rumeurs. - Le démarrage des contrats spéciaux de formation se fait attendre. Il y a, semble-t-il, un blocage au niveau de leur financement. Quelle est exactement la situation?- Les contrats spéciaux de formation sont au centre des préoccupations du secrétariat d’Etat. A cette fin, nous avons renforcé le comité régional de Casablanca par de nouveaux moyens financiers et humains afin qu’il assure sa mission dans les meilleures conditions. Ce n’est donc pas un problème de moyens financiers mais plutôt de lourdeur de procédures. Il faut savoir que la gestion tripartite des comités régionaux (pouvoirs publics, patronat et syndicats) alourdit le processus de prise de décision. De plus, il faut s’assurer de la crédibilité des entreprises choisies afin d’éviter les risques de fraude.- Quelle est la place des partenariats dans votre stratégie?- Mon département a développé un vaste programme de partenariat à la fois au niveau national et international. Au niveau national, les partenariats sont développés avec les fédérations professionnelles représentant les différents secteurs économiques, les conseils régionaux, provinciaux et locaux, les chambres professionnelles, les opérateurs de formation publics et privés, les académies régionales de formation et d’éducation ainsi que les ONG.Concernant la coopération internationale, nous bénéficions du soutien de l’UE pour la mise à niveau de la formation dans trois secteurs prioritaires que sont le tourisme, le textile/habillement et les nouvelles technologies de l’information. Le Canada est également très impliqué à travers son appui au programme de l’approche par compétences. Dans ce cadre, l’ACDI a offert 10 millions de dollars canadiens pour appliquer cette nouvelle approche à six dont le tourisme et le textile/habillement.- Qu’en est-il de la formation professionnelle privée?- Il y avait de gros problèmes de qualité de l’enseignement. Conformément à la loi, nous avons engagé un processus de qualification des établissements. Aujourd’hui, plus de 200 entités peuvent délivrer des diplômes accrédités par l’Etat. La procédure d’accréditation nous permet d’assainir le secteur. Notre objectif est d’atteindre 100% d’accréditation afin de permettre au privé de jouer pleinement son rôle dans la formation professionnelle. Le secteur public ne peut plus à lui seul faire face à la demande de plus en plus grandissante du public (286.000 demandes en 2004). - Quel est le bilan des départs volontaires dans votre département? - L’opération des départs volontaires a intéressé environ 20% de l’ensemble du personnel soit 88 fonctionnaires. Il s’en est suivi une réorganisation des différents services et directions du secrétariat d’Etat afin de donner aux jeunes la possibilité d’occuper des postes de responsabilité. Par ailleurs, des formations continues en anglais et en informatique sont organisées au profit des cadres supérieurs.


    Projets à venir

    Face aux difficultés qu’éprouvent les jeunes à s’insérer dans le marché du travail, les formations qualifiantes constituent un levier d’action contre le chômage. De nombreuses activités dont les centres d’appels et la formation à distance sont des créneaux porteurs. Il estime tout aussi important le fait d’harmoniser le système de formation en intégrant le maximum de centres de formation relevant d’autres ministères dans l’OFPPT. Certains sont déjà en cours d’intégration comme celui de l’agriculture. «Plus d’efforts doivent être également consentis pour améliorer le taux d’insertion des jeunes diplômés». Celui-ci avoisine actuellement 62% neuf mois après l’obtention du diplôme et 74% trois années plus tard. Il atteint même 80% dans certains secteurs comme l’artisanat. Le développement de la formation continue au sein de l’entreprise est également un chantier important, précise le ministre. Un projet de loi sur la formation continue obligatoire est en cours d’approbation. Oulbacha précise, enfin, que 400 millions de DH seront dégagés pour accompagner le programme de l’INDH relatif à la formation.Propos recueillis par Morad EL KHEZZARI

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