×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

2e workshop d'«Alternatives»
Constitution: Le vieux débat sur l'article 19 refait surface

Par L'Economiste | Edition N°:1726 Le 16/03/2004 | Partager

. «Il faut secouer les hiérarchies». «La gauche est appelée à s'unir ou disparaître» C'est dans un riad, non loin de Bouznika, que l'association “Alternatives” a choisi d'organiser, samedi dernier, son deuxième workshop. Le thème retenu pour cette rencontre est “Le rôle de la Monarchie dans la construction démocratique”. Des chercheurs universitaires, des juristes et hommes politiques y ont pris part. D'emblée, les participants ont annoncé la couleur. C'est principalement autour de l'article 19 de la Constitution qu'a tourné la discussion. Cet article stipule notamment que le Roi est garant de la Constitution. A ce titre, l'on a beaucoup insisté sur le rôle qui doit être joué par le Souverain. On a cité, par exemple, l'initiative royale concernant le Code de la famille. Une initiative jugée louable et qui confirme que le “salut de la société ne peut venir que du changement”. Une idée à laquelle tous les participants au workshop d'Alternatives adhèrent sans conditions. Mais le changement ne peut se faire que sur la base de la définition claire du rôle du gouvernement. L'amorce d'une telle avancée avait commencé dès la désignation d'un gouvernement d'alternance qui n'était pas issu des urnes. La raison en était simple. C'est que, d'une part, le pouvoir avait besoin d'un gouvernement où l'opposition de l'époque devait siéger. Et d'autre part, cette même opposition, “lasse d'attendre pour s'installer au gouvernement”, a accepté de “jouer le jeu de l'alternance” qui serait l'oeuvre de Driss Basri. D'où la naissance de la notion de “ministres de souveraineté”. Une notion que ne reconnaît pas la Constitution et qui peut à tout moment perturber la cohésion au sein du gouvernement d'alternance. Autre point: “la faiblesse de la culture politique a fait que les partis qui avaient accepté de participer à l'alternance n'avaient aucun programme défini à l'avance, mais surtout les mêmes slogans que ceux des années soixante-dix”. Aucun compromis ne leur a, alors, été proposé et ils devaient composer avec les ministres de souveraineté. Seulement, soutiennent les participants, les partis politiques qui y ont souscrit du temps de feu SM Hassan II, auraient “négocié en méconnaissant les textes”. C'est ce qui fait que le gouvernement a continué à se voir dessaisi de nombreuses de ses prérogatives, notamment au profit des “conseillers royaux, dont le rôle n'est défini par aucun texte constitutionnel”. Au moment donc où le Maroc se trouve à la croisée des chemins et où une dynamique politique pousse au changement, “la Monarchie doit discerner les forces stagnantes ou déclinantes des forces montantes et à promouvoir”, souligne-t-on. C'est donc à une remise en cause des positions acquises par certaines forces politiques qu'il faut procéder. En somme, estime-t-on, il faut secouer les hiérarchies existantes au profit d'autres, plus modernes et mieux adaptées aux nouvelles conditions de l'évolution politique, économique, culturelle et sociale du pays. Celui-ci continue à naviguer dans une conception tout autant théocratique que moderniste, a-t-on soutenu au cours de ce deuxième workshop. Situation qui ne fait que retarder l'évolution, s'accorde-t-on à dire. Il en est de même de l'action de la gauche marocaine qui est condamnée à s'unir ou à disparaître, soutient-on.


Garanties

L'article 19 stipule que le Roi est garant de la Constitution. Il est également Commandeur des croyants et défenseur de l'intégrité territoriale du pays. Ce sont là des attributions traditionnelles, depuis longtemps reconnues aux monarques marocains. Le Roi est aussi protecteur des droits et libertés. En d'autres termes, il est le protecteur des citoyens contre les injustices. La création de “Diwan Al Madalim” entre, d'ailleurs, dans ce cadre. J. E. HERRADI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc