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Politique

Attentats de Madrid: La puce qui a permis de remonter la piste

Par L'Economiste | Edition N°:1726 Le 16/03/2004 | Partager

. Les trois Marocains auraient fourni la logistique aux terroristes de Madrid . Zougam, ami du chef d'une cellule d'Al Qaida en Espagne… . … qui aurait des liens avec le 11 septembre Trois parmi les cinq personnes arrêtées par la police espagnole à Madrid sont d'origine marocaine. Il s'agit de Jamal Zougam, 30 ans, Mohamed Chaoui, 34 ans, et Mohamed Bekkali, 31 ans. Leur lien avec les attentats de Madrid n'est pas encore sûr, mais les preuves accumulées jusqu'ici par les enquêteurs semblent de plus en plus accablantes. Dans deux régions de Madrid, les trois Marocains tiennent de petites boutiques de téléphones portables destinées à une clientèle pauvre, des populations immigrées. Selon les premiers éléments de l'enquête, un parmi les trois Marocains arrêtés décodait les téléphones portables volés. Une de ces échoppes dans la région de Lavapie est située à proximité de la station d'Atocha. Dans les deux régions, les suspects marocains sont décrits par leurs amis et proches comme des personnes sérieuses au travail et pas notoirement religieuses. Zougam, Chaoui et Bekkali sont pourtant accusés d'avoir fourni la logistique aux terroristes qui ont ensanglanté Madrid. Angel Acebes, ministre de l'Intérieur, a signalé qu'au moins un des cinq suspects, dont deux Indiens, a un lien avec les groupuscules d'Al Qaida. Sous le couvert de l'anonymat, un officiel espagnol cité par le New York Times dans son édition d'hier a souligné que les cinq personnes arrêtées avaient été filées bien avant les attentats. Zougam a particulièrement suscité l'intérêt des enquêteurs. Dans les rapports aussi bien publics qu'officieux, il est considéré comme un proche collaborateur du chef d'une cellule de Ben Laden basée en Espagne. Les différents rapports estiment que ladite cellule a aidé à la perpétration des attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et le Pentagone. Zougam apparaît également dans une procédure dite des filières afghanes en France. Elle sera examinée mercredi prochain par un tribunal parisien.Selon le réquisitoire du Parquet de Paris, David Courtailler, l'un des prévenus de ce dossier, a rencontré Zougam dans une mosquée de Madrid en novembre 1998. Par ailleurs, les enquêteurs espagnols avaient saisi «une importante documentation islamiste radicale et en particulier un communiqué du GIA du Tadjikistan» au domicile de Zougam, précise le même document. Néanmoins, bien qu'il soit directement dans le collimateur de l'enquête, les accusations retenues contre Zougam ne sont pas encore totalement affirmées.Dans un rapport de 692 pages, élaboré par le juge espagnol Baltazar Garzon sur Ben Laden et 34 de ses proches collaborateurs, Zougam est présenté comme un ami d'Imad Eddine Barakat Yarkas, alias Abu Dadah. Ce dernier est considéré comme le chef d'une importante cellule d'Al Qaida en Espagne. Zougam entretiendrait des relations avec plusieurs collaborateurs de Yarkas depuis au moins 2001. Par ailleurs, le juge Garzon avait indiqué que Yarkas a aidé à la tenue d'un meeting pour les terroristes du 11 septembre. Parmi ces personnes, se trouvait le dénommé Saïd Chedadi, originaire de Tanger, la même ville que celle de Zougam. La police espagnole aurait perquisitionné l'appartement de Zougam en 2001. Des numéros de téléphones portables de plusieurs membres de la cellule de Yarkas y avaient été découverts. La police marocaine aurait également mis Zougam sous surveillance après les attentats du 16 mai à Casablanca. Les deux autres suspects marocains, à savoir Mohamed Chaoui, 34 ans, et Mohamed Bekkali, 31 ans, n'ont pas d'antécédents judiciaires au Maroc. L'enquête évolue néanmoins à leur encontre. Selon la procédure judiciaire du juge Garzon, le nom de Chaoui est cité lors d'une conversation entre un dénommé Abdelhak Al Maghrebi et Yarkas. Dans cette conversation datant d'août 2001, Abdelhak aurait dit: «Il faut se mettre en relation avec Jamal et son frère Mohamed Chaoui de Tanger». Abdelhak aurait ajouté: «Je vais me rendre à Tanger car ils sont (les deux frères) proches de Saïd Chedadi». Les trois Marocains sont actuellement interrogés dans le cadre d'une «enquête préliminaire». Le ministre espagnol de l'Intérieur avait précisé que les cinq personnes arrêtées, dont trois Marocains, ont été interpellées samedi dernier pour «vente et falsification de puce» du téléphone portable retrouvé dans un sac à dos contenant une bombe qui n'a pas explosé.


De part et d'autre

Citant des sources de l'enquête dans son édition de lundi, le quotidien espagnol El Pais a rapporté que les forces de sécurité espagnoles pensent que les attentats de Madrid ont été perpétrés par des membres du groupe islamiste auteur des attentats de Casablanca du 16 mai 2003. Les enquêteurs suivent cette piste après avoir vérifié les liens de Zougam avec des personnes détenues au Maroc et en Espagne pour les attentats de Casablanca. Il est considéré, selon El Pais, comme un membre de la filière des ex-combattants afghans, l'une des deux branches des islamistes radicaux marocains, intégrée dans Al Qaida et qui a participé aux attentats de Casablanca. M. Bk avec agences

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