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1ère Business Week : Maroc-Europe: Un créneau, les IMME

Par L'Economiste | Edition N°:67 Le 18/02/1993 | Partager

Avec l'appui de la Commission des Communautés Européennes, le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Privatisation a organisé les 16 et 17 Février, à Casablanca, une Business Week Industrie. Cette manifestation a pour objectif de favoriser le partenariat commercial et technique entre les entreprises marocaines et communautaires dans la perspective de l'accord de libre échange.

Pendant deux jours, 200 entreprises (140 marocaines et 60 européennes) ont été réunies dans le cadre de la Business Week Industrie(1), la première opération du genre organisée au Maroc. Cette manifestation entre dans le cadre de la coopération Maroc-CEE, laquelle devrait aboutir à terme à la réalisation d'une zone de libre échange. Cependant, relativement au décalage économique subsistant entre les deux entités, il s'avère nécessaire de préparer le secteur privé marocain à cette échéance. En clair, il s'agit d'améliorer et de consolider le tissu industriel, notamment par la dynamisation des échanges commerciaux et l'encouragement des investissements à fort potentiel technologique. Ces objectifs devraient cependant être réalisés par le biais du partenariat d'entreprises, une démarche jugée réaliste par les deux parties.

En effet, selon M. Marc Piérini, Chef de la Délégation de la Commission des Communautés Européennes au Maroc, "l'entreprise conjointe permet d'apporter les capitaux privés, la technologie et le savoir-faire européens aux partenaires marocains. En contrepartie, ceux-ci mettent dans le projet conjoint les avantages comparatifs de leurs entreprises, leur capacité d'innovation ou de création et souvent d'originalité".

Un des objectifs assignés à ce partenariat est donc de parvenir à "une conjonction des intérêts économiques", a-t-il poursuivi. Dans cette optique, le choix des entreprises participantes s'est basé sur la diversification avec une option plus poussée pour les IMME. C'est précisément dans ce domaine que le Maroc accuse des retards plus importants comparativement aux autres activités industrielles. Ainsi, ces industries "offrent des opportunités d'investissement qui peuvent se concrétiser grâce à l'expertise et au savoir-faire de nos partenaires européens", a indiqué Moulay Zine Zahidi, ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Privatisation. Les créneaux ciblés sont les composants automobiles, l'électronique, les appareillages électriques, les biens d'équipement à usage industriel, la mécanique, l'informatique et les technologies de l'information, le plastique industriel ainsi que le froid.

Concrètement, cette manifestation a reposé essentiellement sur des contacts directs et confidentiels entre opérateurs économiques. Parallèlement, des guichets ont été ouverts dans le but de donner des informations pratiques en ce qui concerne les procédures d'investissement, la fiscalité, le financement, la privatisation et les aides de la Commission des Communautés Européennes. Un forum destiné principalement aux opérateurs économiques marocains a été organisé afin de les familiariser davantage à ces instruments européens(2).

"Cette Business Week Industrie constitue une étape dans un processus", a précisé M. Piérini. Pour ce faire, les autres instruments de mise en relation des entreprises seront progressivement appliqués au Maroc. Outre le BRE qui s'appuie sur un réseau de trois correspondants (le Crédit du Maroc, la BMCI et L'Economiste), il est prévu l'installation d'un centre d'information à Casablanca et l'élargissement du BC Net (réseau confidentiel de mises en relations) aux entreprises marocaines. Par ailleurs, un Med-Partenariat (rencontre entre les entreprises des pays méditerranéens) sera organisé en 1994 au Maroc. De plus, les opérateurs marocains pourront participer à l'Europartenariat qui se tiendra en Juin à Lille.

En ce qui concerne les aides financières, trois instruments ont été mis en place:
- une ligne de capitaux à risque de 275 millions de Dirhams dans le cadre du 4ème protocole financier;
- la société de participation en capital risque, Moussahama, créée par cinq banques avec l'assistance de la BEI;
- le programme ECIP dont l'objectif est d'apporter un soutien financier adapté aux différentes phases de la création d'entreprises conjointes entre partenaires européens et marocains.

En outre, des enveloppes de 1,8 milliard et 300 millions de Dirhams sont dégagées respectivement pour l'amélioration des liaisons électriques et téléphoniques avec l'Europe et pour la formation professionnelle.

Pour l'heure, il est prématuré de faire un bilan. L'évaluation est à la charge des cabinets qui ont réalisé le montage de l'opération. Certes, certains participants ont eu à déplorer quelques "flottements" (retard dans la transmission des rendez-vous). Mais, pour une première, les organisateurs se sont efforcés de respecter le programme. Il s'agit pour les opérateurs économiques de parvenir à la réalisation "d'opérations de partenariat concrètes, durables et profitables pour les deux parties", avait préalablement souhaité Moulay Zine Zahidi.


(1) Cf L'Economiste n° 65 du 4 Février 1993
(2) Cf L'Economiste n° 59 du 24 Décembre 1992


Alié DIOR NDOUR

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