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Société

«Nous ciblons les jeunes des quartiers démunis«
Entretien avec Charles Cara

Par L'Economiste | Edition N°:2171 Le 14/12/2005 | Partager

Le «Journal de l’espoir» est un mensuel de proximité qui sera lancé prochainement à Salé. La publication sera réalisée par des jeunes de quartier. Charles Cara, volontaire international d’entreprise, chargé de ce programme auprès de l’IMFA, en donne les détails. . L’Economiste: Le premier numéro du « Journal de l’espoir» est attendu pour le mois de janvier. En quoi consiste ce concept?- Charles Cara: C’est un concept novateur pour la presse écrite. Il consiste à créer un journal de proximité. L’intérêt est que tous les habitants de la ville de Salé, surtout dans les quartiers populaires, puissent accéder à l’information. A la base, le journal sera un mensuel gratuit et s’adressera donc à des personnes démunies. C’est une action qui s’inscrit dans l’Initiative de développement humain. Ce journal sera réalisé par seize jeunes (huit filles et huit garçons) dans le cadre d’une formation-action.. Comment avez-vous procédé pour le recrutement des journalistes?- Nous avons d’abord commencé par contacter des asociations locales à Salé. Elles nous ont envoyé des CV de jeunes ayant des profils intéressants. Leur tranche d’âge se situe entre 18 et 25 ans avec au minimum un niveau bac ou un diplôme équivalent. Nous privilégions les candidats ayant peu de diplômes, car ils auront moins de chances de trouver un emploi et sortir de leur quartier. Nous avons reçu une centaine de candidatures. Pour les départager, nous avons organisé une épreuve écrite. Ensuite, ils ont été soumis à des entretiens de motivation. Les 16 candidats retenus suivent actuellement une formation sur la pratique de la langue, la culture générale, les bases de l’écriture informative et les genres journalistiques, enrichis par de nombreux exercices pratiques. . Mais il y a le risque de «dérives journalistiques», compte tenu du profil des rédacteurs et du dialecte?- La déontologie est un des aspects important de cette opération. Les journalistes se doivent de transmettre de l’information sans la déformer. Leur travail sera suivi au quotidien par un journaliste formateur marocain. Il faudra éviter les dérives éventuelles. Les journalistes suivront d’abord une formation théorique. Après quoi, nous allons les accompagner sur le terrain. Ce sera une formation-action dans le cadre d’un journal-école. . Concrètement, quelles seront la ligne éditoriale et la cible?- On y trouvera essentiellement des portraits, des reportages… Le mot d’ordre sera la proximité. Il y aura aussi des infos très pratiques. Par exemple, comment faire des économies sur une facture d’électricité ou d’eau. Des conseils destinés en priorité à une population démunie.. Quel est le moyen le plus sûr pour pérenniser cette opération?- A mon avis, l’une des meilleures solutions de pérenniser le journal est qu’il puisse s’autofinancer à terme par les petites et moyennes annonces publicitaires. C’est une autre facette de la proximité.Propos recueillis par Amin RBOUB

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