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Un journal pour développer l’emploi et la proximité

Par L'Economiste | Edition N°:2171 Le 14/12/2005 | Partager

. Des jeunes formés aux techniques journalistiques. Objectif: Fonder un journal local en dialecte . Accessibilité pour conquérir un public nouveau Seize jeunes viennent de réaliser un rêve d’enfance: devenir journaliste. Agés entre 18 et 25 ans et provenant de quartiers défavorisés de la ville de Salé, ces derniers ont la chance de faire partie de l’équipe du «Journal de l’espoir».Tout a commencé par une idée lancée par l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) et de l’IMFA (International médias formateurs associés), deux spécialistes de la formation journalistique et communicationnelle. Saisis par la vague de développement qui touchait le Maroc grâce au lancement de l’Initiative nationale pour le développement humain, les deux partenaires ont voulu aussi apporter leur pierre à l’édifice. Et par la même occasion, «toucher l’un des secteurs les plus défavorisés au Royaume», explique Latifa Akharbach, directrice de l’ISIC. L’idée était de s’adresser à des jeunes demandeurs d’emploi aux qualifications moyennes (un baccalauréat ou un niveau bac). Ils sont ainsi seize, parmi une centaine de jeunes qui se sont présentés au concours de sélection, à bénéficier d’une initiation aux techniques de rédaction et de mise en forme d’un journal. L’aventure ne s’arrête, cependant, pas là, puisque l’objectif est surtout la production d’un mensuel de proximité en dialecte marocain et arabe simplifié. Pour assurer la mise sur pied du projet, des spécialistes de l’IMFA et de l’ISIC mènent la barque, orientant et assistant les seize journalistes en herbe. Grâce à la contribution des deux institutions et au soutien financier de la Fondation française Varenne pour la promotion du journalisme et de la communication, «le projet dispose actuellement d’un budget de 4 mois», indique la directrice de l’ISIC. Elle explique que «les jeunes suivent gratuitement la formation. Ils ont accès au matériel de l’Institut et bénéficient également d’indemnisations pour le transport et la restauration d’une valeur de 200 DH par semaine».Le souci actuel est de trouver des partenaires financiers afin de pérenniser l’expérience pendant deux ans, pour commencer. Les jeunes devront par la suite voler de leurs propres ailes, «soit en prenant en charge la direction de leur journal, soit en s’insérant au sein des supports existants grâce à l’expérience qu’ils auront acquise», affirment, les initiateurs du projet. Néanmoins, une longue vie est pressentie à cette expérience-pilote. Paroles d’experte: «La proximité et l’accessibilité du langage pourraient révéler l’existence d’un public jusque-là négligé», explique Akharbach. «Surtout si c’est une presse populaire de qualité», insiste-t-elle. En affirmant cela, la directrice de l’ISIC se base sur les expériences des journaux en dialecte qui avaient une large audience par le passé. Il faut dire qu’aujourd’hui, la presse marocaine mise sur la généralité et s’adresse à un public plutôt initié. Et avec le vide existant en termes de proximité, l’expérience mérite certainement d’être tentée.Ichrak MOUBSIT

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