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Economie

Fêtes de fin d’année: Pluie d’annulations à Marrakech et Agadir

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5911 Le 23/12/2020 | Partager
Les clients ne veulent pas s’enfermer dans les hôtels
Le secteur entame sa 2e année de restriction

Retour à la case départ pour le secteur du tourisme notamment à Marrakech et Agadir et ce à quelques jours de la fin de l’année 2020. Alors que les professionnels espéraient un assouplissement des restrictions pour pouvoir relancer le secteur, le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles limites qui vont décourager le déplacement et le voyage selon des opérateurs.

En effet, il a été décidé de renforcer les procédures de l’état d’urgence sanitaire avec un retour aux mesures préventives très strictes qui entrent en vigueur le 23 décembre pour une durée de 3 semaines, pour l’heure. Il s’agit d’un couvre feu nocturne de 21 jours déployé sur l’ensemble du royaume ainsi que l’interdiction de fêtes publiques ou privées.

Mais, la mesure la plus fatale est la fermeture des restaurants dans les villes touristiques de Marrakech et Agadir. Rachid Dahmaz, président du CRT d’Agadir relativise: «La santé est prioritaire et l’économie peut attendre», commente t-il. Cet avis n’est pas partagé par tous les professionnels des villes touristiques, d’autant plus qu’il y a beaucoup de flou concernant les nouvelles mesures.

Quid des restaurants dépendant des hôtels? Les clients ont-ils droit de déjeuner ou dîner? Et si c’est le cas, à quelle heure ces restaurants doivent-ils arrêter le service? Les décisions ne sont pas claires pour les établissements d’hébergement des villes concernées par la mesure. A l’heure où nous mettions sous presse, l’Association des hôteliers de Marrakech devait rencontrer les responsables des autorités locales pour plus de précisions.

Rien n’est indiqué non plus pour les snacks qui sont nombreux dans les villes touristiques. Dans tous les cas, l’impact des mesures de restrictions a été immédiat. Dès l’annonce de fermeture, les annulations hôtelières ont commencé à tomber, indique un hôtelier de Marrakech. «Les touristes ne veulent pas venir se confiner dans les chambres d’hôtels», déplore t-il.

La nouvelle en a consterné plus d’un à Marrakech d’autant plus qu’il n’y a aucune explication pour justifier ces fermetures. «Ce qui est sûr, c’est qu’avec trois semaines de restrictions, nous entamerons 2021 avec un déficit. Par ailleurs, les raisons à l’origine de ces mesures n’ont pas été communiquées», indique Mustapha Amalik, d’Atlas Widan et président de la commission tourisme durable au Club des dirigeants Maroc. Car, c’est là où le bât blesse!

Le flou et la contradiction caractérisent les mesures de restriction annoncées. D’un côté on ouvre l’aérien et on encourage les hôtels à reprendre l’activité, et d’un autre, on ferme les établissements de restauration sans logique apparente et expliquée. Car pour le moment, la courbe des nouveaux cas Covid est en baisse du moins à Marrakech et à Agadir.

En Europe aussi…

Le Maroc n’est pas le seul pays à opter pour des restrictions, voire un nouveau re-confinement en raison de la propagation du coronavirus. Les restrictions en Europe se durcissent en Allemagne, en Italie…Les nouvelles mesures prises par le gouvernement marocain pourraient être liées à l’apparition d’une nouvelle souche du coronavirus beaucoup plus contagieuse que les autres notamment au Royaume-Uni.
Le Maroc a d’ailleurs décidé de suspendre les vols en provenance du territoire britannique le 20 décembre dernier. Cette décision est motivée par l’évolution épidémiologique dans ce pays et intervient dans le cadre des mesures d’urgence entreprises pour préserver la santé des populations et freiner la propagation de la pandémie. A noter que la compagnie nationale, RAM opérait des vols dans les deux sens dans le cadre des vols spéciaux.

Badra BERRISSOULE

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