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Economie

Modèle de développement: L’ascenseur social d’abord!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5887 Le 19/11/2020 | Partager
Des gains de PIB considérables à la clé
Plaidoyer pour un rôle actif des ONG dans l’éducation, la santé et l’emploi
Nécessité d’un indicateur de suivi de la mobilité sociale

Pas de développement dans un environnement marqué par des inégalités profondes, et n’offrant que peu de possibilités aux couches défavorisées de s’en sortir. La Fondation marocaine de l’étudiant (FME) a placé l’ascension sociale au cœur de son plaidoyer pour le modèle de développement.

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Des élèves du milieu rural utilisant les moyens du bord pour se rendre à l’école. Les inégalités commencent très tôt dans le parcours des jeunes (Ph. L’Economiste)

L’ONG a récemment élaboré tout un document déclinant ses propositions, basé sur une étude terrain confiée à un cabinet spécialisé, un sondage sur les réseaux sociaux auquel 250 personnes ont participé, ainsi que sur les contributions de son écosystème.

Pour la fondation, l’ascension sociale «est bien plus qu’une finalité du modèle de développement, elle en est la matrice». Améliorer la position du Maroc dans l’Indice de mobilité sociale du World Economic Forum, en passant de la 73e à la 60e (sur 82 pays) d’ici 2030, permettrait au Maroc de générer un PIB additionnel de 150 milliards de DH, selon l’ONG.

Trois objectifs aideraient à la réalisation de cet exploit, à leur tête, des politiques publiques centrées sur le citoyen. Ceci favoriserait l’épanouissement des citoyens et réduirait la fuite des cerveaux. Mais  des préalables sont nécessaires, à plusieurs niveaux. Côté éducation et culture, la FME insiste, entre autres, sur la mise en œuvre de la réforme éducative 2030.

La fondation suggère une nouvelle option, celle d’écoles opérées par des ONG, des coopératives d’enseignants ou des opérateurs privés, dans le cadre d’un contrat de performance pédagogique avec l’Etat. Elle recommande, en outre, des programmes scolaires adaptés par région, des stages découverte en entreprise, l’engagement des cadres supérieurs dans les projets des écoles...

Autre préalable, des systèmes de santé et de protection sociale performants. Là encore, la fondation propose que l’offre de soins soit opérée gratuitement par des ONG, des coopératives ou acteurs privés, via des partenariats avec l’Etat. Elle préconise, également, un système supplémentaire de financement de la vulnérabilité (maladie, retraite, invalidité…), à travers une protection sociale prise en charge par la collectivité, et financée par la consommation et non par le travail.

Le développement économique tant souhaité ne saurait se réaliser sans un investissement massif en capital humain. La fondation insiste sur des mécanismes d’emploi et de formation tout au long de la vie. L’insertion professionnelle pourrait s’opérer par des ONG ou organismes privés, à travers des contrats de performance avec l’Etat. La FME prône, par ailleurs, la promotion de plateformes de certification des compétences, l’ouverture de comptes individuels de formation à vie  pour chaque citoyen (à partir de 15 ans), et le lancement d’une université virtuelle accessible à tous.

Enfin, l’accent est mis sur «une vigilance permanente» pour l’inclusion de tous les citoyens, que ce soit au niveau des territoires, du genre ou des jeunes NEET (ni à l’école, ni en formation, ni en entreprise).
Le deuxième objectif majeur cité par la FME est lié à l’implication des employeurs. Elle passerait par la méritocratie, un label national de transparence des processus de recrutement et d’évolution interne, l’équité salariale et des stratégies RSE favorisant l’ascension sociale.

Le dernier objectif vise un nouveau paradigme pour les acteurs de la  société civile, leur procurant un rôle plus actif dans les politiques publiques. Pour couronner le tout, la FME appelle à l’adoption d’un indicateur de suivi de la mobilité sociale.

                                                                                   

Discriminations linguistiques et territoriales

L’étude commanditée par la FME a été réalisée sur la base de focus groupes relevant les frustrations et attentes des jeunes. Elle a permis d’identifier deux discriminations majeures limitant les chances d’une évolution sociale. La première est d’ordre linguistique. Ne maîtriser aucune langue étrangère réduit considérablement l’employabilité. La deuxième est territoriale. Elle concerne notamment les préjugés dont souffrent les jeunes ruraux, les poussant à développer un «complexe d’infériorité sociale». L’école, pour sa part, a perdu sa légitimité en tant qu’ascenseur social, ce qui «exacerbe la perte d’espoir et le manque d’ambition».

Ahlam NAZIH

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