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Entreprises

ENSA: Les étudiants se lèvent pour la qualité de leur formation

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5885 Le 16/11/2020 | Partager
Boycott des cours et sit-in devant les établissements la semaine dernière
Ils dénoncent l’évolution «effrénée» des effectifs et le manque de moyens
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Le réseau des ENSA comptait 12.960 étudiants en 2019-2020. Les écoles d’Agadir, de Tanger et de Kénitra sont celles qui comptent le plus d’effectifs

Plus de nouvelles écoles! Les étudiants des 13 écoles nationales des sciences appliquées (ENSA) n’en peuvent plus de rester spectateurs de ce qu’ils qualifient de «dégradation continue de la qualité de leur formation».

«L’Etat n’arrête pas de créer de nouvelles ENSA, alors qu’il ne fournit pas les équipements de base d’une formation d’ingénieurs. Celles de Béni Mellal et de Berrechid lancées ces trois dernières années, par exemple, ne disposent pas encore de locaux propres. Elles sont logées au sein d’autres établissements. Même les plus anciennes manquent de moyens», fustige une étudiante de l’école de Tanger.

Les étudiants du réseau des ENSA ont mené une grève de trois jours la semaine dernière, de mercredi à vendredi, avec des sit-in devant leurs écoles respectives. Ils ont également envoyé un courrier au département de l’Enseignement supérieur et demandé une réunion urgente.

Rassemblés au sein d’une coordination nationale, ils dénoncent la création «aléatoire» de nouveaux établissements, ainsi que l’évolution «effrénée» des effectifs dans les écoles en place. Ces dernières années, tous les établissements à accès régulé opèrent une hausse des effectifs allant de 10 à 20% par an, y compris les ENSA, alors que les moyens accordés n’évoluent pas au même rythme. Pour mieux réguler l’accès aux écoles du réseau, la coordination revendique la restauration du concours, récemment supprimé.

Le groupement des étudiants réclame la déprogrammation des deux nouvelles ENSA prévues à Sidi Ifni et Meknès. Il suggère d’en consacrer le budget à la mise à niveau des 13 établissements existants. Il revendique aussi l’arrêt de l’augmentation des effectifs, le renforcement des ressources scientifiques et numériques des écoles et leur ouverture sur l’international. Par la même occasion, il exhorte la tutelle à trouver une solution à la fermeture des cités universitaires, et demande la création d’internats propres aux ENSA, au même titre que d’autres écoles d’ingénieurs.

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Les étudiants ont tenu une grève «d’avertissement», de mercredi à vendredi derniers, avec des sit-in devant leurs établissements respectifs. Ils ont également demandé une réunion urgente avec le département de l’Enseignement supérieur (Ph. SE)

«Les craintes des étudiants sont légitimes. Il est clair que pour une formation d’ingénieurs de qualité, il faut des équipements. L’ingénierie, c’est de la pratique! L’étudiant doit sortir de l’école avec une maîtrise des prototypes industriels. Toutefois, pour répondre à un besoin pressant, il est parfois nécessaire de démarrer l’établissement avant d’en construire les locaux. Après l’installation, une phase d’adaptation et de mise à niveau est nécessaire. Cela se construit doucement», explique Hassan Sahbi, coordinateur du réseau des écoles d’ingénieurs publiques, également président de l’université de Meknès.

«Les ENSA les plus anciennes ont réussi à développer des parcours d’excellence et à former des ingénieurs de haut niveau. Elles disposent aussi de partenariats à l’international et offrent des opportunités de double diplomation et d’échange à l’international. Chose que les nouvelles écoles ne peuvent pas encore proposer», poursuit-il.

De leur côté, les étudiants ne comptent pas s’arrêter là.  «Si nous ne sommes pas écoutés, nous continuerons à militer», assurent-ils.

Ahlam NAZIH

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