×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Tourisme: Marrakech risque de disparaître des radars

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5851 Le 25/09/2020 | Partager
Sans une ouverture des frontières, la 2e saison touristique est compliquée
La ville pourrait ne pas figurer dans les brochures des tour-opérateurs
Les entreprises au bord de l’asphyxie!

«Il faut qu’on nous laisse travailler», appelle Salahedine Naciri, président de l’association de l’industrie hôtelière de Marrakech. «Et nous avons besoin pour cela de date pour la réouverture des frontières, sinon, nous allons rater 2021 tout comme nous avons manqué 2020», insiste Naciri.

marrakech-tourisme-051.jpg

Jamaâ El Fna n’a jamais été aussi désertique. Les acteurs de la ville multiplient les SOS pour sauver le secteur qui continue de dépérir en l’absence de touristes. Ils redoutent l’absence du Maroc des programmations des TO pour la Toussaint et pour la saison d’hiver (Ph. L'Economiste)

Après 7 mois d’arrêt, les professionnels du tourisme sont à bout et lancent des cris d’alerte. A quelques semaines de la période touristique la plus importante pour la cité ocre, les vacances de la Toussaint qui débutent à partir du 17 octobre, le flou quant à une vraie ouverture de l’aérien est toujours maintenu. Or, à  Marrakech, c’est bien la Toussaint qui donne le ton pour les prochains six mois (novembre/avril). Les familles françaises, par exemple, partent en vacances à l'étranger à cette période, cherchant le soleil dans les pays du Maghreb, et aussi en Asie.

Les destinations concurrentes ont ouvert leurs portes et se préparent à ces vacances qui sont plébiscitées par les touristes, alors que le Maroc n’a toujours pas pensé son plan de reprise. Le syndicat des entreprises de tour-operating (SETO) français a déjà tiré la sonnette d’alarme et lancé un appel aux autorités marocaines pour ouvrir les frontières. «Si nous n’avons pas le Maroc à la Toussaint, nous pourrons difficilement l’avoir pour l’hiver», avait signalé  René-Marc Chikli, président du SETO lors de la rencontre à Paris avec l’ONMT.

«L’assouplissement d’accès au territoire marocain accordé aux étrangers ne suffit pas pour faire revenir les voyageurs dans le Royaume», insiste Chiki. Sans une vraie ouverture des frontières ou du moins un calendrier clair, les tour-opérateurs vont tout simplement déprogrammer le Maroc des brochures qui sont en cours d’élaboration.

Marrakech qui vit principalement du tourisme est déjà sinistrée avec plusieurs entreprises en faillite. Perdre une seconde saison va entraîner la banqueroute pour les autres. La ville compte plus de 240 établissements d’hébergement ainsi qu’un millier de maisons d’hôtes, un grand nombre d’agences de voyages et un millier de restaurants, sans parler de l’artisanat, qui vivent directement du tourisme.

Badra BERRISSOULE

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc