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Economie

Opération Marhaba: Le flou persiste

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5784 Le 17/06/2020 | Partager
Pas de date officielle pour le démarrage
Le test Covid obligatoire avant d’embarquer?
Sebta et Melilia hors jeu

Aucune date n’a encore été annoncée pour le démarrage de la campagne Marhaba. Alors que la plupart des pays européens ont annoncé leurs dates d’ouverture des frontières, le flou continue d’entourer cette opération, pourtant la plus grande opération de déplacement de voyageurs de la planète. Normalement, l’opération démarre au Maroc début juin, mais la crise du coronavirus en a décidé autrement.

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Aucune nouvelle officielle concernant le démarrage de la campagne Marhaba 2020, alors que la période des vacances approche à grands pas (Ph. Adam)

Selon plusieurs sources, il n’y a pas encore de date fixée mais il semblerait que des directives officieuses ont demandé aux opérateurs portuaires et aux compagnies maritimes d’être prêts pour le mois de juillet. Il y a quelques jours, des dates ont fusé ici et là dans les médias sur un probable démarrage de la campagne vers la mi-juillet, avant que d’autres, se basant sur des sites d’information espagnols, avancent la date du 4 juillet.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est que cette opération Marhaba 2020 ne sera pas comme les précédentes. Selon les premiers éléments, même si la capacité de transport reste la même, de profonds changements sont en train d’être actés entre les parties marocaine et espagnole.

La partie marocaine aurait réussi à éliminer les ports de Sebta et Melilia en optant uniquement pour les ports de Nador, Tanger-ville et TangerMed. Cette éventualité a provoqué une multitude de réactions dans les enclaves occupées, surtout à Sebta dont le port a été le deuxième en termes de trafic après celui de TangerMed lors des précédentes opérations (cf. encadré).

Une autre idée qui circule est le basculement de toutes les lignes au mode réservation préalable. Il s’agit de réserver au préalable sa place dans le bateau avant d’arriver au port, une option qui n’était pas obligatoire dans le cas des courtes distances comme dans la liaison TangerMed – Algésiras. Le résultat serait d’avoir des délais d’attente plus courts à l’embarquement avec une utilisation plus efficiente des installations et de la visibilité en matière de trafic. La mesure pourrait aussi aider dans la gestion des capacités des bateaux qui sera réduite, distanciation due au Covid oblige.

Par contre, tout porte à croire que le Maroc soupèse fortement l’idée de rendre obligatoire le test Covid avant de monter dans le bateau ou avant de débarquer au Maroc. Si tel est le cas, c’est toute une logistique qu’il faudra mettre en place et au vu de la précision des tests dits rapides, une grande marge à l’erreur est à prévoir. Mais la grande inconnue est la part des Marocains du monde voulant rentrer cet été.

La crise économique et la récession guettent tous les pays d’Europe et du monde, surtout ceux accueillant le plus de MRE et il n’est pas improbable que nombre d’entre eux préfèrent rester en Europe pour travailler ou chercher un travail. Arrivera-t-on à atteindre le volume des années passées avec plus de deux millions de MRE?

Sebta: La ville ne veut pas des MRE

Le port de Sebta est historiquement le deuxième en matière de flux même si la part de marché a été érodée sérieusement depuis l’entrée en service du port TangerMed. Le gouvernement autonome de la ville fruit d’une coalition entre les conservateurs du PP et l’extrême droite de Vox a maintes fois annoncé ne pas vouloir voir les MRE traverser la ville pour se diriger au port, ce à quoi Madrid rappelait que les prérogatives en ce sens allaient au gouvernement central. En tout cas, il semblerait que ce soit du marchandage politique vu que les retombées économiques de la campagne, ne serait-ce qu’en matière de taxes portuaires, se chiffreraient à plusieurs dizaines de millions d’euros, une somme non négligeable en ces temps de crise.

Ali ABJIOU
 
 
 
 

 

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