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Tourisme: Marrakech dans les starting-blocks

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5775 Le 04/06/2020 | Partager
Les opérateurs se sont tous préparés avec leurs propres moyens à une réouverture imminente
Ils attendent le OK sanitaire de l’Etat et l’ouverture des frontières

Marrakech/Safi est quasiment prête à accueillir ses visiteurs. Il ne reste plus que le protocole sanitaire à valider pour les hôtels. Et cela se fera incessamment (voir article ci-contre). Les professionnels du secteur s’y sont préparés à l’avance.

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Pour les touristes domestiques, les voyagistes vont concocter des packages avec des expériences inédites axées sur le tourisme durable (Ph. L’Economiste)

«On n’allait pas rester les bras croisés pendant trois mois», indique Taoufik Madih, président de l’association des agences de voyages de Marrakech/Safi. Aussi, toutes les grandes chaînes hôtelières et les établissements particuliers ont anticipé et se sont adaptés aux mesures sanitaires post-covid en prenant en compte ce qui se fait ailleurs, renchérit Salaheddine Naciri, président de l’association de l’industrie hôtelière (AIH) de Marrakech.

Attention, ces mesures ne remplacent pas les consignes édictées par les autorités compétentes même si elles ont été constituées sur la base des informations recueillies auprès de la Santé et les ministères du tourisme et du travail. «Nous attendons maintenant un signal pour le déconfinement et surtout l’ouverture des frontières», indique Naciri. De ces deux grandes inconnues, dépend la vraie reprise de l’activité et l’opérationnalisation des entreprises touristiques.

Dans tous les cas, plus il y aura ouverture des frontières et des aéroports, plus rapidement sera la reprise et le retour des touristes et plus vite les professionnels oublieront cette crise. «Les autorités compétentes n’ont rien à inventer. Elles ont juste besoin d’être dynamiques et faire un benchmark de ce qui se fait ailleurs», observe Lahcen Zelmat, président de la fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH).

Sur le terrain et malgré les restrictions imposées depuis le 16 mars, la plupart des agences de voyages, transporteurs et hôtels ont gardé quelques uns de leurs cadres en télétravail pour rester agile et étudier toutes les possibilités de relancer la machine.

Les transporteurs attendent également leur propre protocole sanitaire certifié et qui serait en cours, indique Samir Gaizi, secrétaire général de la Fédération nationale des transporteurs. Il est aussi question d’un dépistage massif pour les chauffeurs des bus. «C’est ce qui a été convenu avec la mairie de Marrakech qui s’est aussi engagée pour la stérilisation de nos véhicules deux fois par jour», indique Gaizi.

Sa fédération a déjà commencé à s’organiser pour les voyages au sein de ses bus qui ne seront remplis qu’à 50% pour éviter les contagions. Représentant plus de 400 hôtels, 350 agences de voyages, 1.200 cafés et restaurants, 1000 transporteurs qui exercent à Marrakech…, la destination détient historiquement un avantage compétitif dans ce secteur grâce à sa réputation, son charme, ses atouts mais aussi à l’expertise de ses professionnels. «Les fondamentaux sont toujours là», insiste Taoufik Madihi.

«Et c’est à travers l’engagement de notre communauté, en consommant local que nous arriverons à garder notre région vivante et pourrons contribuer à sortir ce secteur de son marasme», espère-t-il. C’est ainsi que les voyagistes de Marrakech  ont concocté pour leurs hôtes des packages attractifs qui comprennent le transport, de point à point -pour ceux qui le désirent-, l’hébergement, la restauration et les activités de loisir. Ce sont des packages estivaux axés sur de nouvelles expériences et de la découverte avec des offres balnéaires et même des concepts inédits d’hébergement.

«Après trois mois de confinement, nos hôtes et nos touristes le méritent. Parce que le voyage est avant tout un moment d’émotion et un sentiment de liberté», souligne le président de l’ARAVMS. Avec ses 9 provinces et un arrière pays des plus beaux, l’offre est riche et variée. C’est grâce à cela que les voyagistes vont programmer des expériences inédites adaptables à tous les budgets», détaille Madih. Les guides aussi se disent prêts à reprendre le collier.

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«Le covid19 va changer la donne de l’activité touristique qui va s’orienter vers un tourisme plus durable et nous sommes engagés à faire partie de ce départ ambitieux, indique Abdessadek Qadimi, de l’Association Régionale des Guides de Tourisme Marrakech Safi.

Et d’ajouter, «avec les agences de voyages, les guides sont prêts à contribuer à tracer des itinéraires et produits selon les besoins des Marocains avec des tarifs aussi bien adaptés». Bien évidemment, ces offres sont conditionnées à la publication du protocole sanitaire pour le tourisme et à son respect strict.

«L’ensemble des services proposés, de l’hôtel, le transport, le circuit, la restauration… seront totalement sécurisé respectant des normes d’hygiène afin d’assurer un maximum de garantie aux voyageurs et au personnel. Le voyage sain est notre première priorité», conclut Madih.

Quant au CRT piloté par Hamid Bentahar, comme à l’accoutumée, c’est le silence radio. Alors que Marrakech est la destination phare de tout le Royaume nécessitant d’y apporter le plus grand soin pour lui permettre de rebondir, le CRT, lui, ne s’est fendu que de simples remerciements aux autorités. Aucun détail sur le plan promotion à venir. No comment!

Le casse-tête des restaurants  

De leur côté, les restaurateurs sont aussi en pleins préparatifs pour une ouverture imminente qui se fera en respectant scrupuleusement la réglementation sanitaire en vigueur, fait savoir Brahim Rmili, président de l’association des restaurateurs. Pour cette filière, les choses sont claires: «les restaurants travailleront à 50% de leurs capacités pour pouvoir respecter le 1mètre 30 de rigueur entre les tables, de même qu’ils ne pourront plus recevoir des groupes», souligne Rmili. «Cela aura certainement un impact sur le personnel et sur les restaurateurs. En effet, plusieurs établissements ont décidé de rester fermés». A noter que Marrakech compte plus de 1.200 cafés, snacks et restaurants. Dans le lot, il y a ceux qui sont classés haut de gamme, des restaurants moins classés mais très demandés, des snacks, les gargotes de Jamaa El Fna. A date d’aujourd’hui, aucune communication ni concertation n’a été entreprise avec cette filière selon Rmili.

Badra BERRISSOULE

 

 

 

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