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Economie

Le plan de sauvetage du cheptel lancé

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5718 Le 13/03/2020 | Partager
55 millions de DH pour soutenir l’orge
L’opération sera pilotée par les services du ministère de l’Agriculture
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Le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, se veut rassurant. A ses yeux, «l’état des céréales d’automne reste satisfaisant et son développement demeure tributaire des précipitations à venir»
(Ph. Bziouat)

Il était temps. Le gouvernement s’est enfin décidé à déployer un plan de sauvetage de l’élevage. Et pour cause, l’enjeu est de taille. Outre la situation, jugée très critique, des cultures céréalières, les éleveurs font face à la rareté de l’aliment du bétail.

Résultat, paille, son, orge et autres fourrages ont vu leurs prix passer du simple au double, voire plus. Du coup, des agriculteurs ont dû brader leur cheptel à dix prix au plus bas niveau. Ceci, même pour des bêtes de qualité supérieure. Des veaux de race charolaise ou holshtein importés pour engraissement ou issus d’élevage laitier de race pure.

Or, les deux filières (céréales et élevage) pèsent pour 50% dans la production agricole globale. D’où d’ailleurs la décision du HCP à revoir à la baisse sa prévision de croissance économique. (Voir L’Economiste du jeudi 12 mars).Sans oublier également l’impact du coronavirus sur les autres activités économiques et commerciales: tourisme, export et transport en particulier.  

Aujourd’hui, le manque de pluie s’accompagne depuis quelques jours par des chaleurs touchant la majorité des régions de production agricole. Ce qui inquiète le monde agricole. Selon les données du ministère de l’Agriculture, la saison actuelle, à l’instar des deux précédentes, est marquée par une réduction des précipitations.

Au total, le cumul pluviométrique a atteint jusqu’à présent 141 mm, contre une moyenne de 254 mm au cours des 30 dernières années. Le déficit par rapport à la précédente campagne est d’environ 40%. Il s’établit à 44% par rapport à une année normale. Car la saison 2018-2019 était aussi faible en pluviométrie.

De même, les retenues des barrages ont accusé une baisse significative depuis 2015-2016, par rapport à la moyenne enregistrée sur la dernière décennie. Mais le ministère ne s’inquiète pas outre mesure. A ses yeux, «l’état des céréales d’automne reste satisfaisant et son développement est tributaire des précipitations à venir».

Pour le moment, la réserve globale des barrages n’est pas si critique. Mais les ouvrages à usage agricole affichent un déficit plus ou moins prononcé selon les régions. Seul le nord du pays et, dans une moindre mesure, le Gharb se trouvent dans une situation normale par rapport à la moyenne. Par contre, le Centre et le Sud sont largement déficitaires.

Intervenant devant la Commission parlementaire des secteurs productifs, Aziz Akhannouch a indiqué que le montant de 55 millions de DH débloqués constitue une première tranche du plan de sauvetage du bétail.

L’opération sera gérée par les Directions régionales de l’agriculture. Pour ce qui est des communes rurales reculées, le transport sera assuré. Et pas moins de 82 centres seront ouverts à la vente d’orge subventionnée. Sauf que le ministère ne renseigne pas sur le prix de la céréale soutenue ni sur le volume arrêté.

Par la même occasion, le ministre a présenté un exposé assez exhaustif sur la nouvelle stratégie «Génération Green 2020-2030». Celle-ci met l’élément humain au centre du développement agricole tout en assurant la continuité de la dynamique impulsée par le plan Maroc Vert.

Cette nouvelle vision cible 400.000 ménages devant intégrer la classe moyenne agricole via un million d’hectares. Avec à la clé, la création de 350.000 emplois pour les jeunes. Ceci, en consolidant le niveau de vie de 690.000 ménages, relevant actuellement de la classe moyenne dans le monde rural.

Pour ce qui est de la poursuite de la dynamique de développement du secteur agricole, l’objectif est de doubler le PIB à l’horizon 2030. Le déploiement de cette stratégie nécessite une augmentation annuelle du budget alloué au secteur à hauteur de 2,5% à partir de l’année 2020.

Pour les parlementaires, le grand défi de cette stratégie réside dans la consolidation des acquis du secteur agricole. Tout en remédiant à certaines carences du plan Maroc Vert. Ils ont, également, insisté sur l’importance de la recherche scientifique et les ressources humaines en tant que levier fondamental pour sa mise en œuvre. Au-delà, la nouvelle vision devrait trouver sa bonne place  dans le modèle de développement en cours d’élaboration.

A.G.

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