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    L'UA veut peser dans la médiation des conflits

    Par L'Economiste | Edition N°:5694 Le 10/02/2020 | Partager
    Mais, elle doit dépasser les dissensions internes
    Le président sud-africain à la tête de l'organisation pour un an
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    Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union africaine réunis au sommet annuel de l'Organisation entendent peser davantage dans la médiation des conflits armés qui déchirent le continent. Malgré les engagements pris ces dernières années notamment de mettre un terme à toutes les guerres à l'horizon 2020, le constat est amer (Ph. DR)

    Les travaux des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union africaine se poursuivent aujourd'hui à Addis-Abeba en Ethiopie au sommet annuel de l'organisation africaine. Saâdeddine El Othmani représente le Maroc à ce rendez-vous. Les dirigeants africains entendent peser davantage dans la médiation des conflits armés qui déchirent le continent.

    Malgré les engagements pris ces dernières années notamment de mettre un terme à toutes les guerres à l'horizon 2020, le constat est amer. Président de la commission de l'UA, Moussa Faki a dressé un portrait peu flatteur de la situation du continent estimant que le temps écoulé depuis 2013 a davantage permis de mettre en lumière «la complexité de la problématique sécuritaire en Afrique» que de résoudre les conflits.

    Les problématiques sont diverses, allant du terrorisme aux contestations post-électorales. Pour Faki, il s'agit désormais de «nous questionner sur les causes profondes» des conflits, et y apporter «des solutions innovantes qui relativisent la solution militaire en l'assortissant de mesures relevant d'autres registres, notamment le développement».

    Après un an, à la tête de l'UA, le président é     gyptien Abdel Fattah al-Sissi passera le relais à son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa. Fin janvier, le président égyptien a reconnu l'ampleur de la tâche qui attend l'UA, rappelant que les conflits continuent de «limiter» le développement de l'Afrique.

    Manque de moyens

    Entre les dissensions internes et le financement insuffisant des missions de maintien de la paix, l'UA aura fort à faire pour devenir un acteur de poids dans la résolution des conflits.

    Une de ses priorités est d'occuper une place plus importante dans le processus de négociations dans la crise en Libye, un dossier géré principalement par l'ONU et dans lequel l'UA s'est récemment plainte d'avoir été «systématiquement ignorée».

    Présent à Addis-Abeba, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré comprendre la «frustration» de l'UA, jusqu'à présent «mise à l'écart» dans le dossier libyen, et s'est dit favorable à un rôle plus important pour l'organisation panafricaine. Il a promis de soutenir l'initiative d'un forum de réconciliation prise fin janvier lors d'un sommet organisé par le comité de l'UA sur la Libye au Congo-Brazzaville.

    Pour lui, le chaos en Libye «s'aggrave et n'aurait pas pu se produire sans la complicité directe des membres de la communauté internationale». «Nous devons aider les pays du Sahel et du lac Tchad à relever une multitude de défis, qu’il s’agisse de la crise climatique, du désespoir économique et de l'exclusion ou de l'extrémisme et des effets croissants de l'instabilité en Libye», a-t-il exhorté.

    Selon le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG), l'UA devrait inclure dans ses priorités la finalisation d'un accord avec l'ONU afin que celle-ci finance à hauteur de 75% ses missions de maintien de la paix approuvées par le Conseil de sécurité de l'ONU.

    «L'UA a la volonté et la capacité de monter le genre de missions de contre-terrorisme et de maintien de la paix régulièrement nécessaires pour aider à stabiliser des pays africains», a noté le think tank dans un rapport publié vendredi. «Mais elle ne dispose pas des ressources financières nécessaires pour fournir un soutien stable et prévisible - quelque chose que l'ONU peut offrir», conclut-il.

    F.Fa avec agences

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