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    23e Sommet de l’Agef: Digitaliser ou disparaître!

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
    Les entreprises devront inves­tir plus qu’avant dans leur capi­tal humain
    En 2030, 45% des salariés doivent être «requalifiés»
    L’Agef a réuni 400 experts autour du sujet à Marrakech
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    L’Agef a réuni 400 experts. Parmi eux, les présidents des associations des ressources humaines de plus de 17 pays africains. En parallèle aux conférences, une exposition présentant les partenaires (écoles universitaires, bureaux d’études…) de l’Agef (Ph. Mokhtari)

    Un brin de magie avant d’entrer dans le vif du sujet. Le 23e Sommet an­nuel des ressources humaines, HR Sum­mit 2019 s’est ouvert en douceur vendredi dernier avec un numéro de prestidigitation qui a déridé la salle. Car la thématique peut paraître terrifiante, pour plus d’un: Qui dit digitalisation et automatisation, dit disparition de certains métiers en raison de la transformation digitale.

    Celle-ci est devenue une nécessité. Soit on la conduit, soit on la subit. Lorsqu’on est les pre­miers à le faire, l’avantage est énorme. Par contre, la transformation devient un mal nécessaire quand on est suiveur. «Seuls 14% de projets de transformation digitale dans le monde réussissent ou atteignent leurs objectifs», relève Zakaria Rbii, pré­sident de l’Agef, initiateur de ce sommet auquel étaient conviés 400 participants.

    Parmi eux, les présidents des associations des ressources humaines de plus de 17 pays africains. «Le but est de sensibiliser tout le monde à prendre ce changement comme une opportunité et non pas le subir  comme une fatalité. Mais aussi de recen­trer le rôle du DRH comme un leader de ce changement, et non pas comme un par­tenaire seulement», souligne le président de l’Agef.

    «La révolution numérique n’est pas une affaire de technologie, mis une ques­tion de mentalité», confirme Jamal Belah­rach, de ODE conseil. «Rien ne se fera si les équipes n’en sont pas conscientes». Le monde de demain demandera de grandes transformations chez le capital humain. Exercer le même métier tout au long de  sa carrière est de plus en plus rare et les salariés sont amenés à changer plusieurs fois au cours de leur vie professionnelle, par choix ou par obligation.

    Bref, il doit être agile. Parmi les plus grands défis à relever par les organisations figure celui de l’anticipation des compétences de de­main, et leur réadaptation en permanence à travers des actions d’upskilling (mon­tée en compétence) et reskilling (requa­lification). Ceci impliquera à l’avenir des investissements plus conséquents en for­mations. «La transition est facilitée grâce à la formation et qui peut être entièrement prise en charge par l’Anapec», indique son directeur, Abdelmouneim Madani.

    «Les universités produisent des jeunes qui ne doivent pas être vus sous l’angle d’une charge. Les entreprises peuvent profiter de cette manne et le reskilling est une manière pour adapter ces profils aux besoins de l’entreprise».

    Le processus met en avant la motivation et la personnalité, ou ce qui est communément appelé les soft skills et en validant elles-mêmes le  contenu pédagogique de la formation, les entreprises peuvent également s’assurer que le candidat possé­dera les compétences requises. Moment très attendu lors de ce col­loque, la présentation de l’étude de Mckin­sey sur le capital hu­main de demain. Quel que soit l’impact de l’automatisation sur les sociétés, le tra­vail va changer à une vitesse supérieure. 50% des activités vont être touchées soit totalement soit partiellement. Soit 6 millions de travail­leurs», indique Mehdi Lahrichi directeur associé à Mckinsey.

    D’ici 2030, 45% du personnel devra être requalifié. Les ma­nagers en sont conscients puisque selon l’étude de Mckinsey, 87% pensent que le sujet sera central entre 2020 et 2030. Par secteur, et à l’exception de la santé et de l’éducation, tous les secteurs sont concernés. Dans un monde de disruption, il s’agit avant tout d’une opportunité pour les DRH de devenir plus stratégiques. Les enjeux de capital humain deviendront ab­solument critiques.

    D’un autre côté, ils peuvent être dans une situation délicate en essayant de gérer les tensions et les conséquences sociales que les processus de transformation pourraient provoquer. En tout cas, il est certain qu’ils joueront un rôle de premier plan. C’est que les prochaines années marquent un point d’inflexion dans la transformation digi­tale. L’automatisation, l’intelligence arti­ficielle, la Blockchain forment la nouvelle vague. «Soit on la prend et on atterrit, soit on disparaît», souligne Belahrach.

    Université virtuelle

    Si l’université Cadi Ayyad a été la 1re université à aller vers le numé­rique, le ministère de l’enseignement supérieur a une ambition de généra­liser tout ce qui a été fait à l’ensemble des universités marocaines, explique Driss Ouaouicha, ministre délégué en charge de l’enseignement supérieur, présent au 23e rendez-vous annuel des ressources humaines de l’Agef. Son département est en train de déployer une plateforme numérique avec le concours de l’ambassade de France et leur système France université numé­rique. Cette plateforme hébergera les cours, les Spoc (Small private Online Courses) et autres contenus développés par les universités nationales. Le but à court terme est d’offrir des moyens virtuels à l’université marocaine, de développer des synergies pédagogiques entre les équipes, promouvoir la pratique numérique et rehausser la qualité des enseignements. A moyen terme, le ministère espère créer une université numérique nationale.

    Badra BERRISSOULE

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