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    Al Omrane: Kanouni interpellé par les députés

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5659 Le 20/12/2019 | Partager
    Il a brossé un tableau réaliste du groupe
    Un stock d’invendus de près de 15 milliards de DH
    Une 2e réunion consacrée au débat

    Après avoir été malmené par la Cour des comptes, le groupe Al Omrane s’attendait à une convocation de la Commission du contrôle des finances publiques de la Chambre des représentants que préside Driss Squalli. C’est chose faite cette semaine. Dans cette séance, le PDG Badr Kanouni était accompagné de Nezha Bouchareb, la nouvelle ministre de l’Habitat, l’urbanisme et la politique de la ville. Il a brossé un tableau réaliste du groupe qu’il dirige depuis plus de 9 ans.

    Au cours de cette séance, le président du directoire du groupe s’est contenté de faire une présentation. La Commission programmera au cours de la première quinzaine de janvier une autre réunion qui sera consacrée au débat. En attendant, plusieurs aspects ont été évoqués dont les investissements et le financement, sous l’angle de la gouvernance, aspect critiqué par la Cour des comptes.

    Pour lui, la politique de financement des projets s’appuie sur le produit des ventes réalisées à hauteur des deux tiers. Le tiers restant provient d’un soutien de l’Etat aux projets publics. En outre, pour financer le programme de «Villes sans bidonvilles», il a fallu la mobilisation de 20 milliards de DH dont 7,5 milliards comme contribution du Fonds de solidarité habitat et 8,5 milliards comme produit de la compensation.

    A ce titre, le ministère de tutelle a annoncé avoir atteint 59 villes sans bidonvilles sur 83. Cela s’est traduit par l’amélioration des conditions de vie de plus de 1,5 million de bidonvillois à travers le bénéfice en relogement de 90% d’entre eux, note un document distribué aux députés.

    Badr Kanouni a également évoqué un boulet au pied du groupe: la commercialisation de son stock immobilier d’invendus au point que sa valeur nette est estimée à 14,991 milliards de DH. Ces difficultés s’expliquent par des obstacles dont notamment la nature des lots de terrains pour le relogement et les appartements à faible valeur immobilière, écoulés à 140.000 DH l’unité.

    Ce stock atteint 21.261 unités et une valeur comptable de plus de 2 milliards de DH. Quant aux équipements publics non commercialisés, ils s’élève à 2.204 unités pour une valeur de 3,193 milliards de DH. D’autres produits rencontrent des difficultés de commercialisation qui s’expliquent essentiellement par la localisation du foncier mobilisé pour Al Omrane, situé à l’extérieur des zones périurbaines.

    Ce qui affaiblit son attractivité, ajouté au problème de transport et au déficit en équipements publics dans ces zones. L’impact du calendrier pour la réalisation et la commercialisation des projets, entre 3 et 8 ans et davantage pour les pôles urbains et les nouvelles villes, n’arrange pas les choses. Un malheur n’arrive jamais seul: la situation administrative et légale de nombreux projets qui traînent, héritée des périodes précédentes. 

    D’ailleurs, le groupe a cherché à épurer les anciennes opérations pour permettre aux citoyens de disposer des titres de propriété. A l’origine, 985 opérations devaient aboutir à la délivrance de 318.929 titres fonciers. Or, à fin novembre dernier, à peine 71% de ce total ont été réglés, soit 229.770 titres fonciers délivrés. Cela a abouti à l’assainissement de 567 opérations. Au cours de la période 2020-2025, Al Omrane a programmé le règlement de 418 opérations qui permettront de remettre aux acquéreurs 89.159 titres de propriété.

    Face à cette situation, le groupe a réagi en mettant en place des mesures incitatives avec des réductions des montants restants, assorties de possibilités de rééchelonnement du paiement. Dans le pipe aussi, l’accélération du rythme de régularisation administrative et de création des titres fonciers. Le groupe a monté une structure pour le recouvrement tout en s’appuyant sur des sociétés spécialisées dans ce domaine. Outre la mise à niveau des compétences en matière de commercialisation et de recouvrement, Al Omrane a décidé de reprendre et de commercialiser les unités des bénéficiaires qui ne se sont pas acquittés des montants dus.

    Pour rappel, la holding Al Omrane, avec ses 14 filiales et 4 nouvelles villes, réalise un chiffre d’affaires annuel de 5 milliards de DH et investit 5,3 milliards de DH. Elle contribue au budget de l’Etat avec une moyenne annuelle  de 620 millions de DH. Les dividendes distribués s’élèvent à 284 millions de DH, l’IS payé pour 248 millions de DH et l’IR 88 millions. Elle réalise près de 25.000 nouvelles unités par an et 100.000 unités dans le cadre de la mise à niveau urbaine pour le compte de l’Etat.

    Implication du privé

    Al Omrane s’est également rapproché du secteur privé. C’est ainsi qu’il a conclu 384 conventions avec les promoteurs immobiliers pour la réalisation de 480.184 unités sur une superficie de 1.028 hectares. Ces promoteurs ont construit 58.695 logements sociaux et unités à faible valeur immobilière. 34.126 logements sociaux et habitat à faible valeur immobilière sont en cours d’exécution. Ce qui fait dire au président qu’une offre est disponible pour les promoteurs immobiliers dans le cadre des opérations d’Al Omrane, particulièrement dans les nouvelles villes, les pôles urbains et les nouvelles zones d’urbanisme. Dans le cadre de la politique de la ville, le ministère de tutelle et le groupe mettent en place des programmes d’accompagnement et de relance des opérations publiques conduites par Al Omrane. L’objectif est d’augmenter leur attractivité à travers l’amélioration des conditions de vie des citoyens et la réussite des investisseurs privés comme ce qui s’est passé à Tamesna et Tamansourt, lit-on dans le document. 

    Mohamed CHAOUI

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