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    Culture

    Biennale de Rabat: Les femmes à l’origine du monde

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5598 Le 23/09/2019 | Partager
    La première édition du 24 septembre au 18 décembre 2019
    Arts visuels, architecture, danse et chorégraphie, cinéma, littérature…
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    L’installation de Ikram Kabbaj a déjà pris place sur le parvis du MM6. Les sculptures en marbre viennent rejoindre le guerrier Massaï d’Ousman Sow ainsi que le cheval de Botero,  (artiste- sculpteur colombien), qui sera exposé sur le parvis du musée pendant quatre ans (Ph. DR)

    Et si nous remontions les compteurs pour repartir à zéro ? De cet instant, ultimes prémices de l’univers et premier commencement absolu. Un instant avant le monde! «Un espace sans couleur, sans lumière, sans matière… Un anéantissement du monde permettant d’en réécrire un nouveau», comme nous confie Abdelkader Damani, le commissaire de la biennale de Rabat, qui ouvre ses portes du 24 septembre au 18 décembre 2019.

    En explorant ce thème, le commissaire de l’exposition prend un certain risque: celui de tenter une écriture différente de l’histoire de l’art. «Une histoire de l’art qui considère la modernité comme la conséquence d’un long récit auquel participent toutes les cultures du monde et non comme l’unique invention européenne».

    Un projet ambitieux que Damani mènera entouré d’une soixantaine d’artistes de la région, mais également d’autres parts du monde, aux pratiques artistiques extrêmement diverses. Arts visuels, architecture, danse et chorégraphie, cinéma, littérature…

    L’évènement s’installera dans différents lieux de la ville: «Rabat sera la première artiste invitée de cette Biennale, ses rues, ses monuments, ses bruits, ses musiques, ses parfums, sont autant d’œuvres du réel que les visiteurs découvriront au rythme des flâneries d’un lieu d’exposition à l’autre» annoncent les organisateurs.

    Présentée comme un archipel: la partie centrale, l’exposition internationale, est dédiée exclusivement à des artistes femmes. On retrouvera ainsi des artistes incontournables de la scène contemporaine internationale, comme l’artiste d’origine palestinienne  Mona Hatoum, l’algérienne Zoulikha Bouabdellah, la sud-africaine Candice Breitz, la française Sara Favriau, le collectif d’architectes palestinien DAAR … Du Maroc sont invitées Ikram Kabbaj, Safae Erruas, Deborah Benzaquen, Amina Agueznay et la chorégraphe Bouchra Ouizguen.

    63 artistes de 27 nationalités différentes ont été conviés pour l’occasion. Elles sont  sculptrices, vidéastes, architectes, chorégraphes, metteuses en scène, artistes digitales… et leurs œuvres, parfois monumentales, parsèmeront les différents lieux culturels de la ville.

    Le Musée d’art moderne et contemporain (MM6), Fort Rottembourg  Musée d’Histoire et des Civilisations, la  Biliothèque Nationale du Royaume, le  Parc Hassan II et les différentes galeries de la capitale seront ainsi réquisitionnés pour l’occasion. Le commissaire invite également deux grandes artistes disparues.

    Un hommage sera rendu à à la cantatrice égyptienne Oum Kelthoum et à l’architecte d’origine irakienne Zaha Hadid.  Abdelkader Damani nous propose également un inventaire du monde de demain, à travers trois cartes blanches d’artistes engagés: l’artiste plasticien Mohammed El Baz, la cinéaste Narjiss Nejjar, les écrivaines Faouzia Zouari et Sanae Ghouati. On y retrouvera également toute une série de performances artistiques, avec un focus particulier sur l’art urbain.

    A.Bo

     

     

     

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