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Entreprises

La CGEM s’appuie sur l’expertise du Policy center

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5519 Le 20/05/2019 | Partager
Accompagner le patronat dans la réflexion sur les sujets de fond
Le small business act, un chantier qui connaîtra la contribution de ce think tank
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Les responsables de la CGEM et du Policy center for the new south, ont expliqué qu’il s’agit d’une «passerelle permettant de rapprocher davantage les opérateurs privés du paysage académique, pour favoriser l’élaboration de stratégies en ligne avec les grands enjeux politiques et socioéconomiques du Maroc et de ses environnements immédiats». (Ph. Bziouat)

Depuis son élection à la tête de la CGEM, Salaheddine Mezouar insiste sur sa volonté de «donner du sens à l’action» et «d’agir sur les priorités». Aujourd’hui, il acte l’ouverture du patronat sur le milieu de la recherche.

Lors de la signature de la convention de partenariat avec l’OCP Policy center, devenu depuis quelques mois Policy center for the new south, le patron de la CGEM a estimé que «le secteur privé a besoin de se repenser et de mieux assumer son rôle. Surtout à un moment où l’Etat a besoin de relais». Cette évolution passe par l’examen d’une série de questions de fond, mises en avant par Mezouar, lors de cette rencontre.

L’un des principaux chantiers dans lesquels le Policy center sera mis à contribution: «le travail en cours sur le small business act», comme cela a été souligné par l’ex ministre des Affaires étrangères. De son côté, Karim El Aynaoui, président de ce think-tank, a précisé que cette institution dispose d’expertises sur plusieurs questions intéressant le secteur privé et le monde de l’entreprise, à mettre à la disposition de la CGEM.

Cette institution peut aussi abriter des camps de retrait pour la réflexion sur certains dossiers, comme l’a indiqué son président. Une série de sujets prioritaires devront être définis, dont le suivi sera assuré par un comité conjoint.

Parmi les thématiques qui feront certainement l’objet de réflexion, les responsables des deux instances ont évoqué la politique industrielle, le commerce, les nouveaux relais de croissance, les politiques publiques, le secteur privé et les territoires, l’entrepreneuriat, les relations sociales dans l’entreprise… Ceci est d’autant plus important vu «la triste façon dont sont abordées les questions du dialogue social», selon Mezouar.

Il a critiqué l’approche actuelle, qui aboutit à «des augmentations qui n’ont aucun impact». Le patron de la CGEM veut bousculer certaines pratiques et favoriser un changement de paradigme. Pour lui, «le secteur privé n’a aucun intérêt à développer des modes d’emploi précaires. Au contraire, sa contribution doit apporter plus de valeur».

Le prochain rendez-vous qui sera marqué par l’implication du Policy center: l’université d’été de la CGEM, prévue en septembre prochain. «Le sujet central sera autour de la confiance», a fait savoir Mezouar. Le Policy center va intégrer le comité scientifique et contribuera à l’élaboration de la programmation de cet événement. L’un des apports est lié notamment à la mobilisation de ses fellows marocains et étrangers.

M.A.M.

 

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