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    International

    Commerce: Trump remet la pression sur Pékin

    Par L'Economiste | Edition N°:5510 Le 07/05/2019 | Partager
    De nouvelles sanctions devraient entrer en vigueur dès vendredi
    Au risque de faire échouer les discussions
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    Donald Trump a annoncé une nouvelle hausse de droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois, au risque de faire échouer les discussions commerciales avec Pékin. Contrairement à des informations de presse, Pékin a fait savoir que son équipe de négociateurs se préparait toujours à se rendre à Washington. Sans toutefois confirmer spécifiquement de date, ni si le vice-Premier ministre Liu He dirigerait bien la délégation chinoise.

    Une nouvelle rencontre à Washington est prévue en principe mercredi, après une dixième session de négociations qui s'est déroulée à Pékin la semaine dernière. Depuis une rencontre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping début décembre, l'atmosphère était revenue à l'apaisement entre les deux géants économiques qui ne parlaient plus de s'imposer mutuellement des droits de douane punitifs. Or les nouvelles sanctions commerciales américaines sont censées entrer en vigueur dès vendredi prochain.

    Donald Trump a constamment brandi la menace des droits de douane pour contraindre Pékin à accepter les exigences américaines. Pour accroître la pression, il s'est de nouveau dit prêt dimanche à taxer la totalité des exportations chinoises vers les Etats-Unis (539,5 milliards de dollars en 2018) s'il n'obtenait pas d'accord.

    «Pendant 10 mois, la Chine a payé des droits de douane aux Etats-Unis à hauteur de 25% sur 50 milliards de dollars de (biens) technologiques, et 10% sur 200 milliards de dollars d'autres biens», a écrit le président Trump sur Twitter. «Les 10% vont être relevés à 25% vendredi», a-t-il annoncé, justifiant cette mesure par le fait que les négociations n'avançaient pas assez vite.

    Le président républicain avait décidé début décembre de suspendre l'augmentation de ces tarifs douaniers en raison de la reprise des discussions commerciales. Lesquelles étaient présentées jusqu'à cette semaine comme «fructueuses» avec de grandes chances d'aboutir à un accord.

    Le président compte rééquilibrer les échanges commerciaux entre les deux pays et réduire le colossal déficit bilatéral des Etats-Unis (378,73 milliards de dollars en 2018, excédent des services compris). Outre une plus grande ouverture du marché chinois aux produits américains, il exige des changements structurels pour mettre fin «aux transferts forcés de technologie américaine, au vol de la propriété intellectuelle ou aux subventions aux entreprises publiques».

    Si les prochaines négociations à Washington avaient effectivement lieu, elles pourraient aboutir à deux solutions. Conduire Donald Trump à annoncer un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping pour signer un traité commercial à la portée potentiellement historique, soit la guerre commerciale pourrait repartir de plus belle.

    Pour l'heure, l'administration Trump assure que l'économie américaine n'est pas affectée par ce conflit, contrairement à l'économie chinoise qui a enregistré l'an passé sa plus faible croissance en près de trente ans. Dimanche, le président américain a de nouveau affirmé que les tarifs douaniers payés par la Chine contribuaient «partiellement aux bons résultats économiques des Etats-Unis, alors qu'au premier trimestre la croissance a grimpé à 3,2% en rythme annuel».

    Répercussions à long terme

    Pour autant, nombre d'économistes mettent en garde sur les répercussions à long terme pour la première puissance économique du monde. Certains industriels américains, qui importent des produits chinois sous le coup des tarifs, ont, eux, déjà déploré des hausses de coûts.

    Des experts s'accordent à dire que les consommateurs américains vont pâtir de la hausse des prix des produits de consommation courante. Jusqu'à présent, Pékin s'est engagé à acheter davantage de produits américains, notamment du secteur agricole et de l'énergie.

    Mais l'un des obstacles majeurs à la signature d'un compromis reste le mécanisme de mise en œuvre d'un éventuel accord. Echaudée par des promesses passées non tenues, l'administration Trump a fait savoir qu'elle ne signerait un texte que s'il est assorti de mesures permettant de vérifier que le gouvernement chinois respecte ses engagements. De son côté, Pékin exige la levée des droits de douane sur les marchandises chinoises, ce que Washington n'est visiblement pas près de faire.

    Les places boursières plongent

    Les marchés boursiers asiatiques et européens dévissaient, hier lundi 6 mai, secoués par un regain d'inquiétudes sur les questions commerciales. Les places asiatiques ont été les plus ébranlées, clôturant toutes en forte baisse, avant la réouverture mardi des marchés japonais. En Europe, les places financières accusaient le coup aussi, évoluant en forte baisse en fin de matinée mais de façon plus contenue qu'en Asie. En Chine continentale, l'indice composite de la Bourse de Shanghai a perdu 5,58% à 2.906,46 points et celui de Shenzhen a plongé de 7,38% à 1.515,80 points. La Bourse de Hong Kong a plongé de 2,9% à la clôture après les nouvelles menaces de Donald Trump. L'indice composite Hang Seng a reculé de 871,3 points, à 29.209,82 points.
    Hier dans la matinée, la Bourse de Francfort lâchait 2,09% à 12.154 points, tandis que la Bourse de Paris chutait de 2,16% à 5.428,98 points. La Bourse de Milan perdait 2,19%, toutes les valeurs de son principal indice, le FTSE Mib, étaient dans le rouge. A la Bourse de Zurich, l'indice SMI cédait 1,82% à 9.564,35 points. A Londres, les marchés étaient fermés pour cause de jour férié.

    F. Z. T. avec AFP

     

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