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    Economie

    Enseignement: Chantage syndical sur El Othmani

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5481 Le 26/03/2019 | Partager
    Trois jours de grève générale à partir de ce mardi 26 mars
    Motifs: intégration des contractuels et requalification de l’échelle 9

    Pas moins de cinq organisations syndicales (CDT, UMT, UGTM, FDT et FNE) appellent à une grève de trois jours dans l’enseignement à partir de ce mardi. Les enseignants ne devraient reprendre qu’à la dernière journée de cette semaine avant les vacances de deux semaines. Le moment est bien choisi pour avoir le plus grand retentissement.

    La rencontre entre Saïd Amzazi, ministre de l’Education et de l’Enseignement supérieur, et les représentants des cinq syndicats n’a débouché sur aucun résultat. «Le ministre nous a demandé de surseoir à la grève sans aucune contrepartie. Il s’est contenté de déclarer qu’il est en train de mener des discussions avec le ministre des Finances. Nous maintenons le mot d’ordre de la grève», déclare à L’Economiste Abderrazak Drissi, SG de la Fédération nationale de l’enseignement.

    Le dossier se complique avec l’appui des centrales syndicales aux enseignants contractuels qui avaient organisé le week-end dernier une manifestation à Rabat, réprimée par les forces de l’ordre. Ces derniers réclament leur intégration dans la fonction publique et refusent d’être cantonnés dans leur statut de contractuel auprès des Aref.

    Ces enseignants avaient bien signé des contrats à durée déterminée. Le chef du gouvernement s’est montré encore une fois ferme à juste titre. Certains enseignants grévistes ont été remplacés par ceux figurant sur la liste d’attente.

    Les syndicats réclament également une solution à ce qu’ils appellent la «cellule 9». Il s’agit d’enseignants bloqués à l’échelle de rémunération 9 depuis plusieurs années sans aucune possibilité de passage à l’échelle 10. Certains seront définitivement pénalisés puisqu’ils ont déjà pris leur retraite et ne pourront pas bénéficier du passage à la classe de rémunération supérieure car il faut justifier d’au moins 3 ans d’ancienneté dans l’échelle 10.

    Le ministre de l’Education a été d’ailleurs interpellé récemment au Parlement au sujet de cette épineuse question. Il a affirmé que le dossier est en cours d’examen avec les syndicats les plus représentatifs et qu’il concerne d’autres fonctionnaires que ceux de l’Education: cycle primaire (2.266), secondaire-collégial (2.206), attachés de l’économie et de l’administration, attachés pédagogiques (187).

    A cela s’ajoute la question des enseignants ayant décroché un diplôme de l’enseignement supérieur (licence, master ou doctorat) sans jamais bénéficier d’une promotion à l’échelle de rémunération supérieure.

    Grèves perlées

    Le recours à des enseignants contractuels sanctionne la politique d’improvisation des gouvernements qui se sont succédé dans le domaine de l’éducation. Au départ, cette décision avait pour objectif de gérer la surpopulation des classes, dont certaines accueillaient parfois plus de 50 élèves. Les enseignants sont recrutés sur la base d’un contrat de deux ans, renouvelable moyennant un test d’aptitude. Ces professeurs sont actuellement au nombre de 70.000. Ils réclament tous d’intégrer la fonction publique et refusent d’être rattachés aux académies régionales de l’enseignant et de la formation (AREF). Pour obtenir gain de cause, ils organisent des grèves perlées depuis janvier dernier.

    Hassan EL ARIF

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