×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Stratégies sectorielles: El Othmani veut institutionnaliser l’évaluation

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5428 Le 09/01/2019 | Partager
    Une commission sera chargée de la programmation et de la supervision des politiques publiques
    Les groupes de l’opposition pointent l’échec de ces plans
    Le chef du gouvernement reconnaît «un manque de coordination et de gouvernance»
    el_othmani_028.jpg

    Face aux attaques des groupes parlementaires sur les dysfonctionnements des stratégies sectorielles, Saâdeddine El Othmani a insisté sur «la nécessité d’adopter une approche holistique, prévoyant des directives générales pour les politiques publiques à long terme, en fixant des priorités communes» (Ph. Bziouat)

    Au moment où les discussions se poursuivent concernant la refonte du modèle de développement, le gouvernement a été interpellé sur l’évaluation des stratégies sectorielles et les modalités de dépasser les dysfonctionnements identifiés.

    Saâdeddine El Othmani a été pris à partie par les députés de l’opposition sur ce dossier, lors de la séance mensuelle des questions de politiques publiques, tenue lundi dernier à la Chambre des représentants. Les groupes parlementaires de l’opposition, particulièrement celui du PAM, ont pointé l’échec de ces plans sectoriels.

    En tête, «le Plan Emergence qui n’a pas réussi à atteindre les objectifs fixés. Par exemple, en matière de création d’emplois, cette stratégie prévoyait 220.000 emplois, alors que seuls 96.000 postes ont été créés effectivement», selon des députés de l’opposition. Ces derniers ont également mis l’accent sur «les disparités territoriales en matière de répartition des zones industrielles».

    Les groupes parlementaires, y compris celui du PJD, ont également pointé les bilans mitigés des stratégies liées aux secteurs du tourisme et de l’agriculture.

    En face, Saâdeddine El Othmani, qui a insisté sur «les avancées réalisées grâce à ces stratégies sectorielles», a également reconnu être «conscient que les résultats obtenus ne doivent pas occulter les difficultés, contraintes et défis entravant une efficacité optimale». L’un des principaux problèmes est lié au «manque de coordination et de gouvernance, dû à la pluralité des stratégies, des plans et des mécanismes de suivi.

    S’y ajoutent l’efficacité et le rendement limités de ces programmes et leur faible impact sur le développement et la création d’emplois», selon le chef du gouvernement. Aujourd’hui, l’exécutif veut assurer une plus grande convergence de ces plans. Au-delà des interventions des ministères, l’idée est aussi de «coordonner l’action des établissements publics via des contrats-programmes».

    Lors de son passage devant les députés, El Othmani a annoncé l’un des nouveaux mécanismes ambitionnant d’assurer une meilleure évaluation des performances des stratégies sectorielles. «Le gouvernement a lancé, en coordination avec les ministères et les établissements publics concernés, un processus de concertation pour l’élaboration d’une vision collective et d’un programme d’action pour l’institutionnalisation effective de la fonction d’évaluation», a-t-il fait savoir.

    Une étude comparative des principales pratiques au niveau international «a permis d’identifier les points forts et les opportunités pouvant être pris en compte, afin de développer cette fonction». Actuellement, le gouvernement dispose déjà d’une conceptualisation de l’institutionnalisation de l’évaluation des politiques publiques. Elle repose sur 2 piliers.

    Le premier concerne la mise en place d’une commission interministérielle chargée de la programmation, de la coordination et de la supervision de l’évaluation. Un mécanisme national spécialisé prendra en charge la réalisation des évaluations, études et recherches sur le terrain, en plus du développement d’outils scientifiques et technologiques, de systèmes informatiques et de bases de données garantissant la qualité de ces opérations.

    Le 2e pilier porte sur une série de mesures visant la promotion de la culture de l’évaluation dans l’administration publique.

                                                                          

    Hésitations sur la décompensation

    La détérioration du pouvoir d’achat des citoyens a été également au centre des discussions lors de la séance mensuelle des questions de politiques publiques. Les groupes parlementaires de l’opposition ont interpellé Saâdeddine El Othmani sur les mesures prévues par le gouvernement pour inverser la tendance.

    Le chef du gouvernement s’est contenté de rappeler certaines mesures prises «pour l’amélioration du pouvoir d’achat». Il s’agit notamment de «la poursuite du soutien des prix des produits de base». En 2019, 17,6 milliards de DH sont alloués à la subvention des prix du gaz butane, du sucre et de la farine.

    Certains de ces produits devront être également concernés par la réforme du système de compensation. Pour l’instant, le gouvernement conduit par le PJD semble encore hésiter sur ce dossier. Surtout qu’il s’agit d’un terrain miné. Lors de cette séance mensuelle, El Othmani a avancé que «les produits subventionnés ne seront décompensés que si cela ne porte pas atteinte au pouvoir d’achat des citoyens».

    Parallèlement, le chef du gouvernement a annoncé que son équipe va se pencher sur la révision du régime d’indemnisation pour perte d’emploi, «en vue d’élargir son impact social».

    M.A.M.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc