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    ONCF: 1 heure de gagnée sur l’axe Casablanca/Marrakech

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5398 Le 26/11/2018 | Partager
    Grâce à une nouvelle offre de trains rapides avec réservation
    Un investissement de 2,6 milliards de DH
    Dédoublement de voies, mise à niveau… les détails
    oncf-train-098.jpg

    Les places assises sont garanties dans ces trains rapides avec réservation (TTR). Les quais seront divisés en zones, et les voyageurs pourront identifier leur voiture et accéder au train (Ph. L’Economiste)

    Après Al Boraq, l'ONCF passe à la vitesse supérieure pour ses autres lignes. Objectif: améliorer ses prestations et augmenter le nombre de ses voyageurs. Ainsi, dès le 26 novembre, l’Office lance sa nouvelle offre, Al Atlas. Il s’agit de trains rapides avec réservation (TTR) qui sera mis en circulation sur les axes Casablanca/Marrakech et Casablanca/Fès.

    Ces TTR permettront un gain d’environ d’une heure en temps de parcours et des places assises garanties. Mais ils impliquent un changement des habitudes pour les voyageurs. Le trajet Marrakech-Casablanca se fera désormais en 2h35, annonce Mohamed Rabie Khlie, DG de l’ONCF.

    Tout comme pour Al Boraq, la politique de tarification d’Al Atlas se base sur le yield management, caractérisé par sa grande flexibilité en fonction de la date de réservation du billet, l’heure, la carte de réduction, le nombre de personnes. En période de faible affluence, les tarifs sont plus attractifs qu’en période de pointe. De même, plus les usagers réservent à l’avance, moins ils payent. Trois niveaux de prix sont proposés, le plus cher étant de 130 DH pour le trajet Marrakech/Casablanca en 2e classe.

    Avec cette nouvelle offre, l’ONCF devra augmenter de 100% sa capacité sur ce trajet. L’Office s’attend à une progression de la demande pour atteindre 4 millions de voyageurs en 2019, et 6,5 millions en 2025. Pour y arriver, il a injecté en deux phases un investissement de 2,6 milliards de DH, financés par la Banque africaine de développement à hauteur de 1,9 milliard, et par le fonds ONCF, en plus d’autres financements.

    Le plus gros de cette enveloppe a été investi dans le dédoublement de la  voie reliant Settat à Marrakech (180 km). Le reste a été dépensé pour la construction de plusieurs ouvrages (viaduc, suppression et remplacement des passages à niveau pour renforcer la sécurisation de la voie ferrée…), ainsi qu’à la mise à niveau des voitures.

    «Outre l’amélioration du confort du passager, le dédoublement de la voie se traduit par une meilleure offre pour le fret et la logistique, de manière à mieux répondre aux besoins des opérateurs économiques locaux», souligne Khlie.

    Cette offre bénéficiera aux deux plateformes logistiques de l’ONCF dans la région. Celle de Sidi Ghanem, implantée sur 5 ha, et qui joue le rôle de hub de réception et distribution des conteneurs en provenance et à destination des ports de Casablanca et TangerMed. La seconde est installée à Sidi Bouathmane sur 65 hectares. Elle gère le plan logistique céréalier et celui des hydrocarbures.

    B.B.

     

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