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    Régions

    Rabat: Une trêve pour adopter le budget

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5389 Le 09/11/2018 | Partager
    Les dépenses estimées à 925 millions de DH, même si PAM et PJD ne sont pas d'accord

    Les élus du PAM, conduisant l’opposition au sein du conseil de la ville de Rabat, ont été contraints de mettre fin à leur sit-in qui a bloqué les travaux de la session d’octobre dernier. «Cela a été fait à la demande du wali. Cette session extraordinaire comporte des points importants pour l’avenir de la capitale», explique Brahim Joumani du PAM qui conduit la contestation contre l’équipe dirigeante PJD.

    En effet, plus de 30 points ont été discutés dont le projet de budget 2019, adopté en dépit du non des élus PAM et FGD. Ils désapprouvent la mauvaise gestion des affaires de la ville ainsi que la procédure d’adoption du projet de budget. «En dépit d’un accroissement relativement important des dépenses par rapport aux recettes, on arrive à équilibrer le budget de notre commune», se félicite pourtant Lahcen Elomrani, élu du PJD et adjoint du maire.

    Ce dernier rappelle que près de 80% du budget, dont le montant s’élève à 926 millions de DH, seront absorbés par 4 rubriques. Plus de 400 millions de DH seront consacrés au personnel et 260 millions de DH au nettoiement et traitement des déchets. A cela s’ajoutent plus de 90 millions de DH au titre des dotations accordées aux arrondissements et près de 84 millions de DH pour régler à Redal la facture de l’éclairage public.

    «La consommation a fortement augmenté ces dernières années. En 2015, la facture n'excédait pas les 45 millions de DH», est-il rappelé. Avec la généralisation des LED, il était possible de réaliser des économies tout en assurant un éclairage de bonne qualité, ce qui n’est pas le cas actuellement sur plusieurs artères: Hassan II, route côtière…, regrette un conseiller. L’adjoint du maire assure que des réductions de taille sont effectuées, insistant sur celle effectuée sur le parc de véhicules: moins de 5 millions de DH contre 15 millions il y a quatre ans. 

    Toutefois, les élus de l’opposition contestent la légalité même de l’adoption du budget. A ce titre, Omar El Hyani, élu de la FGD, rappelle que selon l’article 183 de la loi organique 113-14, relative aux communes, le budget doit être établi sur la base d’un programme triennal conformément au plan d’action de la commune. «Comment pourra-t-elle adopter son budget alors qu’elle n’a pas encore élaboré son plan d’action?», s’interroge El Hyani.

    Ce dernier pointe également du doigt le renouvellement des contrats des panneaux d’affichage publicitaire dont plus de 90% détenus par un seul opérateur. «Alors qu’un cahier de charges a été déjà adopté par le conseil en vue des lancer un appel d’offres pour ouvrir et élargir la participation à d’autres opérateurs», rappelle l’élu de la FGD.

    «Il s’agit d’un dossier complexe hérité des autres conseils qui pénalise les finances de la commune», explique un conseiller PJD. Pour l’équipe dirigeante, il s’agit d’une décision pragmatique qui va permettre à la commune de récupérer ses arriérés et d'augmenter les tarifs pour les prochaines années en passant à un prix annuel par panneau de 60.000 DH contre 12.000 DH auparavant.

    Chasse aux fonctionnaires «fantômes»

    Après trois années de mandat, l’équipe dirigeante s’attaque aux fonctionnaires «fantômes». «Trois personnes ont été radiées du personnel», indique Mohamed Sadiki, maire de Rabat. La mairie a mis en place un système de contrôle indirect via les cartes professionnelles. Pour le moment, quelque 200 cartes n'ont pas encore été récupérées par les fonctionnaires concernés, avance le maire. Il compte lancer incessamment des recherches sur ces personnes et prendre les mesures qui s’imposent.

    Noureddine EL AISSI

     

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