Régions

Marrakech, c’est aussi le boom aérien

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5367 Le 09/10/2018 | Partager
388 dessertes hebdomadaires relient la ville à plusieurs aéroports internationaux
Plus de 60% de vols concentrés dans les principaux marchés touristiques européens
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Pas moins de 26 compagnies aériennes frôlent chaque semaine le tarmac de l’aéroport Ménara de Marrakech opérant 388 dessertes hebdomadaires dont une centaine rien que pour la France

Il n’y a pas de secret. Si Marrakech performe depuis le début de l’année, c’est aussi grâce au renforcement de l’aérien. Pas moins de 26 compagnies aériennes frôlent chaque semaine le tarmac de l’aéroport Ménara de Marrakech opérant ainsi 388 dessertes hebdomadaires.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que cet aéroport se classe juste derrière Casablanca en termes de trafic. Il a d’ailleurs achevé le premier semestre de 2018  avec une évolution de trafic de 14% par rapport à 2017. Dans ce volume, le trafic national représente 5% alors que les passagers en provenance de l’international représentent 95%. De par sa vocation touristique, les cinq premières routes aériennes de l’aéroport de Marrakech sont européennes et génèrent à elles seules plus de 60% du trafic.

Il s’agit de la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Par ville, c’est  Paris, Londres, Madrid qui cartonnent le plus. Les lignes sont opérées par les low-cost mais l’on constate néanmoins un retour important des compagnies régulières comme British Airways, Air France, Iberia, Lufhtansa.

En effet, depuis l’ouverture de son extension, l’aéroport de Marrakech attire les compagnies régulières. Et leur retour a eu un effet d’entraînement sur plusieurs autres compagnies spécialisées dans le marché allemand et anglais. Le développement du transport aérien reste l’un des leviers du secteur touristique et le renforcement des dessertes opérées par les compagnies low-cost et régulières dans les régions irrigue la destination avec l’avantage de faire du point à point.

Ryanair par exemple programme 84 dessertes par semaine pour relier Marrakech à Cologne, à Nîmes, Pise, Tours, Perpignan…, suivi par Easyjet qui a à son actif 33 vols à Marrakech et enfin de Tui Fly qui se concentre beaucoup plus sur les liaisons avec les régions françaises. 

L’autre avantage de ces compagnies, c’est qu’elles sont aussi tenues de remplir leurs avions. Du coup, elles s’impliquent et atteignent un taux de remplissage de plus de 95%. Elles garantissent aussi un flux suffisamment important qui peut aujourd’hui remplir nos capacités hôtelières. 

Bien content de cette évolution du trafic, les professionnels s’inquiètent toutefois des conséquences du Brexit sur les deux premiers pourvoyeurs de touristes, Ryanair et Easyjet. En effet, ces dernières vont perdre la possibilité de s'implanter et de voler librement où elles le souhaitent dans les pays de l'Union européenne, avec qui nous avons un accord open sky. Et le temps que les compagnies puissent réajuster le tir, le trafic aérien risque de baisser!

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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