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Bourses et cités universitaires: Une réforme anti-piston lancée

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5318 Le 19/07/2018 | Partager
Bourses: un projet de décret modifiant celui de 2012 en cours de finalisation
Cités: sélection via une application selon les conditions sociales et les résultats
Du nouveau: 1.800 lits à Safi et Agadir pour la prochaine rentrée 2018-2019
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Une bonne prise en charge sociale facilite forcément la vie aux étudiants, notamment en matière d’hébergement. Ces dernières années, des efforts ont été déployés, mais restent insuffisants pour faire face à l’évolution du nombre de nouveaux bacheliers qui s’inscrivent dans les différents établissements de l’enseignement supérieur. Sur le volet bourses, le budget total mobilisé en 2018 avoisine 1,8 milliard de DH, soit une augmentation de 154% par rapport à l’année 2012, indique une source de l’Office national des œuvres universitaires, sociales et culturelles (ONOUSC). Ce qui a permis d’accorder près de 334.000 bourses en 2017-2018. Parmi les bénéficiaires figurent 691 étudiants étrangers qui poursuivent leurs études au Maroc et 1.000 boursiers marocains résidents l’étranger. Pour cette dernière catégorie, l’octroi s’effectue pour les cycles d’ingénieurs, de master et du doctorat. 
Signalons par ailleurs que la question de transparence et de mérite est soulevée aussi bien pour les bourses que les cités universitaires durant chaque rentrée universitaire. «Pour les bourses, un projet de décret modifiant celui de 2012 est actuellement en phase de finalisation et qui vise à asseoir des règles de gestion en vue de garantir plus d’égalité des chances et d’équité entre les candidats», est-il indiqué. L’ONOUSC compte beaucoup sur le développement de l’informatisation et la dématérialisation de toute la procédure d’octroi des bourses en vue de la rendre plus fiable et plus rapide. Pour les cités universitaires, la sélection se fait à travers une application informatique à partir de  critères portant sur les conditions sociales et matérielles des parents du candidat et ses résultats académiques. 
Pour l’heure, les projets d’extension ou d’ajout de capacité litière vont bon train. 
En plus de l’octroi de bourses, d’autres actions ont été menées en vue d’améliorer les conditions d’hébergement des étudiants dans les cités universitaires. Et cela, grâce à des projets de réhabilitation et d’extension des campus déjà existants et également la construction de nouvelles cités dans les différentes régions du pays. Ainsi, la capacité d’accueil est passée de 44.200 lits en 2014/2015 à plus de 48.300 lits cette année. Un accroissement de l’ordre de 9% qui reste relativement faible face à une demande en forte progression avec l’arrivée de nouveaux bacheliers chaque année. Les étudiants issus de familles aisées peuvent être logés dans les résidences privées réalisées en partenariat avec le public. La capacité actuelle de cette catégorie de résidences s’élève à 15.000 lits répartis dans les différentes villes du pays: Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir, Kénitra… L’année 2017-2018 a été marquée par l’ouverture de la première cité universitaire à Nador d’une capacité d’environ 700 lits et une annexe pour les filles à Meknès avec plus de 400 lits, indique notre source de l’ONOUSC. Pour la prochaine rentrée universitaire, il est prévu l’ouverture de la 1re cité universitaire dans la ville de Safi d’une capacité avoisinant 740 lits. Et une autre cité à Agadir avec plus de 1.000 lits, qui renforcera la capacité d’accueil des cités déjà existantes estimée à plus de 3.000 lits. D’autres projets sont en cours de réalisation ou d’étude pour la construction de nouvelles cités à Kénitra, Tétouane et Taza d’une capacité globale d’environ 3.700 lits. Au menu également, l’extension des cités d’Errachidia et celle de Souissi 2 à Rabat. 
Dans son programme pour les quatre prochaines années, l’ONOUSC prévoit plusieurs projets de construction ou d’extension pour une capacité totale dépassant 13.000 lits.

10 millions de repas par an

Près de 10 millions de repas ont été servis durant l’année 2017-2018 par les 16 restaurants de l’ONOUSC. Le coût moyen d’un repas est estimé à 20 DH (HT) pour un tarif de 1,4 DH payé par l’étudiant, précise notre source. Pour l’hébergement, le tarif de la chambre est fixé à 400 DH par année. Un tarif qui reste très en deçà par rapport à celui appliqué par les résidences universitaires privées dont le montant varie de 400 à 2.000 DH par mois avec une moyenne de près 1.500 DH dans les grandes villes comme Rabat et Casablanca. Signalons par ailleurs que pour les projets réalisés par l’ONOUSC, le coût unitaire d’investissement par lit est estimé à 60.000 DH (hors équipement et fonctionnement). 

 

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