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    Culture

    Une nouvelle structure muséale dédiée au tapis

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5288 Le 06/06/2018 | Partager
    Retour à la vie d’une demeure du XIXe siècle à Marrakech
    Qui abrite une riche collection de tapis et tissages
    Bientôt rouverte au public
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    Dernière ligne droite avant l’ouverture au public du Musée national du tapis et de tissage, qui prend place à Dar Si Saïd à Marrakech (Source: DR)

    Avec Mehdi Qotbi aux commandes des musées nationaux, c’est le grand lifting. Pour lui, il s’agissait déjà de rénover des lieux culturels trop longtemps laissés dans leur jus. Comme il le confiait lors de l’un de ses passages à Marrakech, «certains musées étaient dans un état lamentable, voilà pourquoi nous avons commencé par leur rénovation. C’est la première condition pour que les gens aient envie d’y venir».

    Il suffit de voir le résultat avec Dar El Bacha, qui a repris vie en musée des confluences. Aujourd’hui, c’est au tour du plus ancien de la ville ocre, le musée Dar Si Saïd, de retrouver ses lettres de noblesse. Une partie seulement de cette demeure datant de la 2e moitié du XIXe siècle était ouverte au public depuis 1957.

    Dernière ligne droite donc avant son ouverture, dévoilant ce qui s’apprête à devenir l’une des plus belles structures muséales du Maroc. Un lieu culturel de plus dans la ville ocre, dédié à l’art du tapis et du tissage. Les visiteurs nationaux et étrangers pourront ainsi y découvrir un pan essentiel de l’histoire des Marocains.

    En effet, les tapis racontent, depuis des siècles, des histoires de vie à travers les symboles brodés. Un moyen également de préserver un savoir-faire précieux, menacé par la machine. Car l’origine est bien sûr un travail du tissage à la main, parfaitement maîtrisé par les populations amazighes.

    A partir de laine, lui conférant une valeur certaine, ou de morceaux de tissus de vêtements recyclés, pour en faire des boucharouettes, très prisés aujourd’hui des designers et décorateurs. Le tapis, on le sait, est le témoignage de ces tisseuses, qui y racontaient, en secret pour le novice, les différentes phases de leur vie de femme.

    Qui elles étaient jeunes filles, qui elles sont devenues une fois mariées, puis mères… une sorte de journal intime. Chaque tapis, tissage, tenture murale ayant sa propre histoire. Utilisé pour la maison, roulé dans un coin et sorti pour les grandes occasions, offert aussi ou vendu quand l’argent vient à manquer, le tapis est un ouvrage toujours essentiel dans le quotidien marocain.

    Alors ce nouveau musée à Marrakech permet à la fois d’apprendre sur l’art du tissage et de se réapproprier cet ancien riad, aujourd’hui rénové, qui témoigne également de l’art architectural domestique marocain de cette fin du XIXe siècle.

     

     

     

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