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    Economie

    Emploi: Un plan «trop ambitieux»

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5262 Le 30/04/2018 | Partager
    300.000 nouveaux postes par an, un chiffre jamais atteint durant les 20 dernières années
    La CGEM interpelle El Othmani sur les mesures d’accompagnement
    Des actions prioritaires lancées cette année
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    Pour Miriem Bensalah Chaqroun, ici avec Saâdeddine El Othmani, la promotion de l’employabilité des jeunes passe par l’activation d’une série de leviers, particulièrement l’adéquation du système éducatif avec les besoins des nouveaux métiers, en plus d’une réforme profonde de la formation professionnelle (Ph. L’Economiste)

    Comment Saâdeddine El Othmani compte-t-il s’y prendre pour atteindre les objectifs annoncés dans le Plan national d’emploi? Le Plan national d’emploi table sur 1,2 million de nouveaux postes d’ici 2021, soit plus de 300.000 emplois par an et de 27.000 par mois. «Durant les 20 dernières années, nous n’avons jamais atteint ce chiffre», a précisé Miriem Bensalah Chaqroun.

    La présidente de la CGEM, qui intervenait lors de la réunion, tenue vendredi dernier, à Rabat, pour la signature de la charte de mise en œuvre de ce plan, s’est montrée sceptique vis-à-vis des prévisions annoncées. Elle a demandé et aurait obtenu la suppression de l’objectif de 1,2 million de postes du document de la charte, même s’il a été maintenu dans le communiqué diffusé.

    Bensalah a interpellé le chef du gouvernement sur les mesures d’accompagnement au profit des entreprises impliquées dans ce plan. Pour elle, certaines mesures sont incontournables. Il s’agit notamment d’incitations pour les entreprises afin de les encourager à recruter des diplômés chômeurs.

    Le patronat réclame également une meilleure adéquation du système d’éducation avec les besoins des nouveaux métiers, en plus d’une réforme en profondeur de la formation professionnelle, qui «participe actuellement à l’aggravation du problème du chômage».

    Pour l’instant, le gouvernement ne s’est engagé sur aucune mesure d’accompagnement. Au-delà des annonces, le gouvernement est attendu sur des mesures concrètes pour favoriser la réalisation des objectifs de ce plan. En plus du secteur privé, principal pourvoyeur en emplois, El Othmani veut également impliquer les régions.

    L’idée est de consacrer la dimension territoriale de cette opération. L’association des présidents des régions a été impliquée via cette charte de mise en œuvre. Ses responsables ont mis l’accent sur la mobilisation des collectivités territoriales dans cette dynamique de promotion de l’emploi au niveau local.

    Globalement, le plan de promotion d’emploi annoncé par le gouvernement a été baptisé «Moumk’in». Pour ses concepteurs, ce programme permettra de «créer son propre emploi ou de concrétiser un projet d’entrepreneuriat, si on fait preuve d’inventivité et si on adopte la bonne démarche».

    Ce plan propose quelques mesures pour améliorer l’employabilité des jeunes. Pour les actions prioritaires, prévues en 2018-2019, le gouvernement mise sur 6 types de formations, en fonction des besoins de l’entreprise. Cela concerne les linguistiques, le numérique, les soft-skills, le commercial, l’entrepreneuriat et la recherche d’emploi. Une deuxième mesure porte sur l’amélioration du système des stages.

    Le gouvernement veut relancer le service civique, notamment dans les collectivités locales. Ce système sera introduit «progressivement», selon le gouvernement. Ce dispositif prévoit également «le renforcement de l’écosystème entrepreneurial», mais sans dire comment il compte y arriver. Un système de mentoring des jeunes par des seniors expérimentés, appelé «Pacte des générations», sera aussi lancé.

    La dimension territoriale de ce dispositif devra se décliner en programmes régionaux pour la promotion d’emploi. Pour assurer l’efficience de cette opération, El Othmani a mis l’accent sur l’importance du suivi d’exécution, notamment via des mesures d’impact régulières.

     

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