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    Résultats annuels: Wafa Assurance portée par la reprise de la Bourse

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4964 Le 20/02/2017 | Partager
    La forte croissance (+46%!) du résultat non-vie soutient les bénéfices
    L'épargne booste les primes émises en 2016
    L'entreprise rectifie sa stratégie africaine
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    L'engouement pour les produits de retraite complémentaire et d'épargne éducation ont stimulé le chiffre d'affaires épargne. Les autres branches se comportent bien. Cependant, l'activité non-vie a été marquée par une forte hausse de la sinistralité (+21%)

    Wafa Assurance a publié un résultat net de 841 millions de DH en 2016, en hausse de 5,2%. L'entreprise distribuera 420 millions de DH aux actionnaires, soit 120 DH (+5%) par action. Cela n'a pas empêché le cours de dévisser de 6% en Bourse à 4.600 DH à la clôture vendredi.
    La hausse des bénéfices de la filiale d'Attijariwafa bank porte les traces du rebond du marché actions, mais aussi du dynamisme commercial. Le résultat technique non-vie a grimpé de 46% pour s'établir à 961 millions de DH. Après plusieurs années de baisse, le Masi, l'indice vedette de la place casablancaise, a pris 30,5% en 2016. Ce dont ont profité les investisseurs sur le marché, y compris Wafa Assurance. Mais tous les compartiments du marché financier n'étaient pas porteurs. Le contexte de taux bas sur le marché obligataire a pesé sur le résultat technique vie qui a diminué de 32 millions de DH à 291 millions de DH. Au moins 80% du portefeuille vie est investi en obligation. Les dépréciations d'actifs ont donc entraîné un recul du résultat vie.

    En 2016,  Wafa Assurance a émis 7,3 milliards de DH de primes, en forte hausse de 14%. Le chiffre d'affaires dans la branche vie a atteint 2,7 milliards de DH tiré par la forte croissance (21%) des produits d'épargne. Avec les difficultés des caisses de retraite, les ménages sont de plus en plus sensibles à la souscription d'une retraite complémentaire pour éviter de mauvaises surprises après la vie active. Les produits d'épargne retraite et éducation connaissent un grand succès, confirme le management lors de la présentation des résultats annuels.

    En assurance non-vie où la compagnie réalise 45% de ses revenus, les primes émises ont augmenté de 9,6%. Les contrats d'assurance auto ont généré un chiffre d'affaires en hausse de 7% à 1,6 milliard de DH. Sur ce segment, la compétition se limite jusque-là sur les garanties annexes. Elle ne touche pas la responsabilité civile. «Les enjeux au niveau de la responsabilité civile sont significatifs. Toute erreur de décision peut être lourde et fatale», analyse Abderrahim Chaffai, directeur général assurance des entreprises. Hors automobile, le chiffre d'affaires dans le segment non-vie a progressé de 12% à 1,7 milliard de DH. Parallèlement, les charges de sinistres ont fortement augmenté de 21% à 2,1 milliards de DH. Cette accélération est imputée à l'augmentation des sinistres (essentiellement en incendie) de plus de 2 millions de DH. «Une partie importante est prise en charge par la réassurance», assure le management. Cela a en partie permis d'améliorer le ratio combiné de 0,6 point à 97,9%.

    Toujours sur le segment non-vie, l'entrée en vigueur de nouvelles polices obligatoires (assurance tous risques chantier et la RC décennale) générera de nouvelles affaires pour les compagnies. Le gisement se trouve dans le privé, mais «nous ne connaissons pas encore la profondeur de ce marché», reconnaît Chaffai.  
    A l'étranger, la filiale tunisienne a réalisé un chiffre d'affaires quasi stable à 231 millions de DH. Cette stagnation tient essentiellement à un effet de change défavorable. En devise locale, les primes émises ont progressé de 6%. Les activités au Sénégal ont généré un revenu de 74 millions de DH. Les deux filiales ne dégagent pas encore de bénéfices. Les opérations en Côte d'Ivoire et au Cameroun ont démarré en fin d'année 2016.

    Implanté dans quatre pays aujourd'hui, l'assureur veut accélérer son développement sur les marchés africains. Le renforcement de la SNI dans le tour de table n'est pas étranger à l'accélération de la stratégie africaine de Wafa Assurance. «Nous étudions des dossiers d'acquisition majoritaire ou totale sur un certain nombre de marchés», révèle Ali Harraj, président directeur général de Wafa Assurance. Jusque-là, l'assureur avait choisi de se développer sur le continent en greenfield. Les changements réglementaires le poussent à revoir son mode opératoire selon le marché.

    Dans la zone CIMA (Conférence interafricaine des marchés d'assurance regroupant 14 pays subsahariens), la nouvelle réglementation impose un capital minimum de 5 milliards de FCFA, l'équivalent de 80 millions de DH pour exercer sur un marché de la zone. Les opérateurs qui ont déjà des licences disposent d'un délai pour s'adapter aux nouvelles règles. Les exigences sont élevées, surtout sur des marchés de taille réduite, disent les observateurs. Les changements réglementaires pourraient entraîner une consolidation dans le secteur des assurances et ouvrir des opportunités pour de grands acteurs panafricains tels que Wafa Assurance.

     

     

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