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    Régions

    Oujda se remémore son passé

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4957 Le 09/02/2017 | Partager
    Exposition permanente d’anciennes photos de la ville
    La cité nécessite un musée dédié à la mémoire
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    Avec son riche patrimoine historique Oujda mérite une meilleure stratégie de communication pour valoriser ses atouts (Ph. Digital Garden)

    Lorsqu'une ville s’enorgueillit d’être la première cité du Royaume à abriter la première gare ferroviaire, le premier hôpital, le premier cercle des beaux arts, la première école primaire, le premier lycée moderne et la première association musicale, etc., son patrimoine mérite d’être hissé en atout attractif. C’est l’objectif de l’exposition permanente tenue au hall principal de la municipalité d’Oujda. Un travail sur la mémoire collective piloté par la commune d’Oujda et Digital Garden sur fonds, documentaire de l’historien de la ville: Badr Elmaqri. À travers les 168 photos exposées, c’est toute l’histoire d’Oujda qui est retracée via plusieurs thèmes. L’architecture médiévale des Mérinides (12e siècle), des Turques (19e siècle), coloniale (20e siècle), la contribution des érudits de la ville millénaire (Sinacer, Benzekri, Ouadfel, Belhoucine et Bensaid) au développement des sciences, le rôle distingué des patriotes dans l’independance du Maroc et de l’Algérie sont autant de paramètres à prendre en considération pour marketer Oujda, explique Elmaqri (le chercheur qui dispose de 3.000 photos historiques de la ville)

    À travers cette exposition, le visiteur découvre la dimension plurielle de la capitale de l’Oriental. Plusieurs jeunes ignorent qu’Oujda a accueilli de grandes personnalités artistiques et politiques. Antoine de Saint-Exupéry a séjourné à Oujda où il avait retrouvé les survivants de son groupe de reconnaissance. Nathalie Delon (cinéma), Janine Coissier (Opéra de Paris) Charlotte Slovaque (cinéaste) sont toutes natives d’Oujda. 
    L’actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika a aussi vu le jour à Oujda en 1937 ainsi que d’autres personnalités qui ont marqué l’histoire collective maghrébine. La dimension africaine d’Oujda est aussi relatée par cette exposition. Deux supports iconiques témoignent du séjour d’une pléiade de nationalistes africains: Nelson Mandela (Afrique du Sud), Amilcal Cabral (Guinée-Bissau) et Avo eo Neto de l’Angola qui ont séjourné à Oujda en 1962. Ils étaient tous accueillis par le général Abdeslam Sefrioui, gouverneur d’Oujda à l’époque. La ville a également tissé de fortes relations avec nos provinces du sud, à en juger par le lot de livres inédits offerts par le grand savant Maa Al Inine (février 1904) à la bibliothèque de la grande mosquée d’Oujda. Les photos exposées rappellent aussi les multiples séjours de feu Mohammed V à Oujda et son encouragement pour les associations artistiques de la ville. Lors de la cérémonie de lancement de cette exposition, Mohammed Mhidia, wali de la région, et Omar Hejira, président de la commune, ont promis de doter la ville d’un musée à la hauteur de ses richesses historiques. Un engagement apprécié par plusieurs intellectuels de la ville qui ont confié à L’Économiste qu’il faut le réaliser au plus vite. 

     

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