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    Législatives 2016

    La descente aux enfers de la gauche

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
    L’USFP, le PPS et la FGD totalisent à peine 34 sièges
    La question du renouvellement posée
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    Depuis les élections de 2002, les scores de la gauche aux élections sont irréguliers, mais en 2016, ils ont considérablement reculé

    Les résultats des législatives de 2016 ont été décevants pour les trois composantes de la gauche: USFP, PPS et Fédération de la gauche démocratique. Le parti dirigé par Driss Lachgar a décroché à peine 20 sièges contre 39 au terme des législatives de 2011 et 38 en 2007. Les trois membres de la famille de gauche réunis totalisent à peine 34 sièges, un score inférieur à celui de l’USFP qui avait obtenu à elle seule 39 sièges aux législatives de 2011.
    Parmi les membres du parti de la rose qui ont réussi à se faire élire, Habib El Malki, qui a décroché son siège dans son fief à Khouribga, Sabil Sabri qui a obtenu son ticket dans la circonscription de Khénifra...
    L’examen de la répartition des scores par région indique que l’USFP a perdu les régions qui lui étaient traditionnellement acquises telles que Casablanca ou Agadir d’où il a été évincé au profit notamment du PJD. Par contre, le parti conserve encore certaines régions, particulièrement dans le sud du Royaume, telles que Guelmim (Mohamed Lahbib Nazoumi), Aouserd, dans la région Dakhla-Oued Eddahab (Abdelfattah Mekki), Assa Zag (Hamdi Ifi)…
    Pour sa part, le Parti du progrès et du socialisme n’a pu engranger que 12 sièges contre 18 en 2011 et 17 en 2007. Ses élus ont gagné notamment à Settat (Mohamed Nmili), Mdiq-Fnideq (Ali Amanioul) ou encore Abdallah El Idrissi El Bouzidi (Tissa-Taounate). En revanche, la liste des recalés compte Abdelali Doumi. L’ex-député transfuge de l’USFP, qui avait rejoint le courant Ahmed Zaidi, et qui s’est présenté sous les couleurs du PPS à El Kelaâ des Sraghna, n’a pas eu les faveurs du suffrage. Karim Taj, l’ancien chef de cabinet de Nabil Benabdallah, actuel inspecteur au ministère de l’Habitat et de la Politique de la ville, n’a pas réussi non plus à obtenir les faveurs des urnes dans la circonscription de Rabat-Océan.
    Dans le QG de la Fédération de la gauche démocratique, c’est la douche froide. Ayant couvert la quasi-totalité des circonscriptions, elle semblait avoir de grandes chances de réaliser un résultat significatif lors des législatives. Au final, la coalition de gauche, qui regroupe le PADS, le CNI et le PSU, n’a pu obtenir que 2 sièges: Omar Balafrej à Rabat-Océan et Mustapha Chennaoui à Casa-Anfa. Nabila Mounib, secrétaire générale, s’était présentée dans la circonscription d’Anfa, en tête de liste nationale des femmes. Mais elle n’a pas réussi à se faire élire.
    Comment s’explique donc la dégringolade de la gauche? Cette régression est-elle due à un problème structurel ou à la dépolitisation des Marocains? Est-ce une conséquence logique de l’absence de leaders capables d’encadrer la gauche après le retrait d’Abderrahmane El Youssoufi et la disparition d’Abderrahim Bouabid et de Ali Yata? «En fait, les partis de gauche ont perdu leur symbolisme autant que leur efficacité. Et ceci n’est pas propre à notre pays, mais au Maroc, la situation est pire encore», explique un politologue.

     

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