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    Management transverse
    Brisez l’organisation pyramidale de la hiérarchie!

    Par Karim Agoumi | Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
    Un modèle basé sur une communication horizontale et sur une intelligence collective
    Salariés impliqués, esprit d’équipe, suivi du manager, écoute… Les clés à suivre
    Un moyen de stimuler la créativité et la réactivité des troupes
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    Depuis toujours, l’entreprise obéit à une organisation pyramidale de la hiérarchie avec l’image d’un chef qui détient le pouvoir «absolu» et de salariés rendus au simple rang d’exécutants. Un modèle qui a prouvé ses faiblesses au fil des années et qui est progressivement remplacé par un nouveau style de gestion appelé le management transverse. Une telle transition repose avant tout sur l’implication des troupes et la capacité à convaincre du manager. Un moyen efficace d’améliorer à terme la communication et de constituer un levier pour de nouvelles innovations au sein du groupe.
    Le management transverse est un modèle de gestion d’une entreprise au sein de laquelle le dirigeant crée des synergies via une communication horizontale. Ainsi, l’ensemble des acteurs du groupe travaillent ensemble en vue d’un objectif commun, confie Djahane Lahlou, consultante en ressources humaines au sein du cabinet Valoris Conseil. «Un système transverse est un système vivant dans lequel l’entreprise crée une intelligence collective et où l’ensemble des collaborateurs contribuent à la recherche de la création de valeur ajoutée», ajoute par ailleurs la spécialiste.
    Un modèle qui s’est développé dans un premier temps suite au poids d’une concurrence devenant de plus en plus agressive, poussant ainsi le dirigeant à stimuler la créativité de ses troupes. L’accélération des progrès techniques et l’évolution sociologique des salariés ont également poussé les entreprises à adopter ce mode managérial. «Les salariés d’aujourd’hui sont plus affirmés, plus exigeants et aspirent à davantage de marge de manœuvre puis de liberté», explique ainsi Djahane Lahlou. L’on assiste plus exactement à une demande accrue d’autonomie des jeunes générations, tandis que les employés des décennies passées étaient habitués à être assistés de façon permanente.

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    Pour réussir une telle transformation, le dirigeant de l’entreprise doit avant tout convaincre ses collaborateurs et gagner leur confiance afin d’obtenir de leur part un engagement durable et de créer un esprit d’équipe et de cohésion. Développer un tel sentiment d’adhésion est alors nécessaire pour pouvoir générer la motivation nécessaire. Pour cela, il doit pouvoir apprécier leurs efforts, les récompenser et leur donner régulièrement des feedbacks. Un management tranversal efficace repose également sur la capacité du dirigeant à créer une vision commune des objectifs à atteindre et à communiquer cette dernière à l’ensemble des acteurs de l’entreprise, souligne Djahane Lahlou. Mais pas seulement. L’écoute dans ce genre de situation est également primordiale. En effet, un collaborateur ne se sentira pas impliqué si son avis n’est pas pris en considération à sa juste valeur. S’adapter aux besoins des interlocuteurs et comprendre leurs intérêts est ainsi essentiel pour les motiver dans leurs tâches professionnelles. Cela suppose l’instauration d’un dispositif et de pratiques de communication et de partage des apprentissages, précise Saâd Benkirane, directeur général du cabinet Idoine. Un manager transversal performant doit aussi apprendre à développer ses capacités relationnelles. Il doit utiliser son réseau de connaissances et mettre la main sur les bons contacts qui lui permettront d’avancer. Enfin, les équipes de travail doivent être correctement constituées, qu’il s’agisse de complémentarité des personnalités des collaborateurs ou encore de la taille de ces dernières.  
    Certains pièges doivent être évités afin que le management transverse soit transposé avec succès au niveau de l’entreprise. Tout d’abord, le manager ne doit en aucun cas imposer brutalement une quelconque décision et chercher avant tout la coopération. Le dirigeant doit également respecter les différences culturelles et valoriser autant que possible ses collaborateurs. Il faut également éviter de diluer les pouvoirs et les responsabilités des managers, explique Saâd Benkirane. Ceux-ci demeurent en effet avant tout des meneurs malgré la volonté d’impliquer et de responsabiliser les salariés de l’entreprise.
    Quoi qu’il en soit, ce type de management constitue pour les collaborateurs un véritable espace d’initiatives et de participation aux différents défis du groupe, confie Benkirane. Un moyen également de développer la capacité des collaborateurs à travailler conjointement avec leurs dirigeants et à mettre en œuvre une véritable culture coopérative. Des conditions essentielles afin que les équipes gagnent en agilité, en créativité et en réactivité, influant ainsi indirectement leur productivité.

    Un modèle encore au stade embryonnaire au Maroc

    Le management transverse en est encore à ses balbutiements au Maroc. Néanmoins, ce mode de gestion existe aux Etats-Unis depuis plus de trente ans et en France depuis une bonne dizaine d’années, explique Djahane Lahlou, consultante en ressources humaines au sein du cabinet Valoris Conseil. Il est majoritairement présent au niveau des fonctions s’adressant à l’ensemble des activités de l’entreprise, à savoir les ressources humaines, la recherche-développement ou encore la communication interne.

     

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