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BYOD: Quand les salariés utilisent leur propre gadget informatique

Par Karim Agoumi | Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
…mais qui menace la sécurité des données critiques du groupe
Charte informatique, logiciels, désactivation des comptes… Les solutions
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Depuis plusieurs années et avec l’expansion des nouvelles technologies, de plus en plus de salariés utilisent leur matériel multimédia personnel au bureau. Une véritable tendance qui porte désormais un nom: «Bring your own device» ou plus sobrement BYOD. Un phénomène permettant de réduire les coûts de l’entreprise mais qui menace clairement la confidentialité de ses données. Petit tour d’horizons.

Le BYOD se répand de plus en plus au sein des entreprises et dans divers secteurs. Cette tendance consiste plus précisément à faire usage de son matériel informatique personnel au bureau, qu’il s’agisse de smartphones, de tablettes ou d’ordinateurs portables. Un phénomène  avantageux à bien des niveaux. Tout d’abord, l’entreprise autorisant cet usage réduit ses coûts de production en bénéficiant instantanément des dernières technologies, confie Ali Serhani, directeur associé de Gesper Services. En faisant basculer ces lourdes charges vers l’utilisateur final, celle-ci réduit en effet considérablement son budget d’équipements IT, explique par ailleurs Adib Chikhi, consultant en ressources humaines et DG d’Altitude RH. Mais pas seulement. Travailler en utilisant son propre matériel représente également un véritable facteur de motivation, favorisant largement l’engagement des employés. «Chacun travaille sur un ordinateur qu’il connaît sur le bout des doigts. Il n’y a donc pas besoin de s’adapter et donc pas de perte de temps inutile», renchérit Chikhi. Enfin, cette tendance augmente considérablement la mobilité des collaborateurs. «Il suffit d’un simple navigateur, d’un identifiant et d’un mot de passe pour accéder à toute heure et en tout lieu à ses programmes»,

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précise Chikhi. Un phénomène qui constitue néanmoins un véritable casse-tête opérationnel. En effet, chaque collaborateur utilisant son propre matériel, le service informatique rencontre de multiples difficultés pour assurer en bonne et due forme le support technique de l’entreprise. Par ailleurs, le BYOD met en danger la sécurité des données critiques de la société. Cette dernière perd toute visibilité sur le type d’applications installées sur le matériel de ses employés, de sorte qu’il devient par la suite extrêmement difficile de faire appliquer les règles de sécurité de base.
Pour changer la donne puis maîtriser et encadrer ces nouvelles pratiques, il est avant tout conseillé d’instaurer au sein du groupe une politique BYOD. Celle-ci se traduit par l’établissement d’une charte informatique intégrée au règlement intérieur. Ainsi, l’ensemble du personnel est informé sur ce qui est autorisé et ce qui est à bannir, explique Chikhi. Il faut également mettre en œuvre des solutions logicielles telles que l’«User Management Resource Administrator» (UMRA) qui faciliteront l’installation de ces nouveaux matériels. Limiter les types de matériels utilisés est également essentiel.
Les responsables informatiques pourront ainsi se focaliser sur un nombre restreint d’appareils, ce qui sera pour eux plus facile à gérer. Enfin, désactiver le compte d’un salarié lors de son départ de l’entreprise est crucial pour pouvoir garantir la sécurité des données critiques du groupe.

Un phénomène qui s’amplifie au Maroc

Le BYOD est une tendance particulièrement présente dans les pays asiatiques et aux Etats-Unis. Au Maroc, le phénomène commence à prendre de l’ampleur depuis plusieurs années. Il est présent notamment chez les cadres ou encore les techniciens informatiques, précise Adib Chikhi, consultant en ressources humaines et DG d’Altitude RH. Cependant, son développement est freiné par plusieurs obstacles de taille dont notamment l’habitude de fournir un appareil à l’employé ou encore par le problème juridique causé par la rigidité de la réglementation du travail.

 

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