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    Syrie: Trêve pour traquer les groupes jihadistes

    Par Karim Agoumi | Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
    Un répit entamé en début de semaine
    Il devrait permettre d’acheminer des aides humanitaires et de chasser les terroristes

    Un fragile cessez-le-feu est observé depuis le début de semaine en Syrie. Il découle d’un accord américano-russe représentant peut-être la dernière chance pour l’ouverture des négociations politiques. Une période d’accalmie entrée en vigueur le lundi 12 septembre en début de soirée et pour laquelle le régime de Bachar Al Assad a donné son approbation, annonçant ainsi le gel de ses opérations militaires sur le territoire durant près d’une semaine. Comme lors de la précédente trêve qui avait eu lieu fin février dernier, les groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Front Fateh al-Cham sont exclus du processus de paix en question. L’opposition n’a cependant pas donné son accord «formel» à la trêve et n’a pas hésité à réclamer des garanties à son précieux allié d’outre-Atlantique.
    Un cessez-le-feu qui a permis dans un premier temps aux habitants de la région de célébrer l’Aïd al-Adha dans un calme inhabituel et bienvenu. Les raids ayant entre autres cessé à Homs dans le centre. Mais pas seulement. La trêve devrait également permettre l’acheminement d’aides humanitaires au niveau des nombreuses zones assiégées, notamment dans la ville divisée d’Alep dans le nord du pays. Mais cette cessation des hostilités pourrait surtout déboucher sur une collaboration inédite entre Moscou et Washington. Objectif: chasser du pays ses deux principaux groupes jihadistes. En effet, si le répit parvient à dépasser une semaine, les deux puissances mèneront des attaques conjointes contre les terroristes de la région. Dans le meilleur des cas, la trêve pourrait même déclencher un processus de paix entre tous les acteurs du conflit syrien.
    Néanmoins, tout n’est pas encore gagné! En effet, des violences auraient été signalées quelques heures après le début de la trêve. Ainsi, un rebelle dans le secteur d’Alep a affirmé que des avions avaient mitraillé des cibles au nord de la ville. Comme si cela ne suffisait pas, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a également fait état de frappes aériennes et de bombardements provenant des forces gouvernementales au niveau des provinces de Hama et d’Alep. Des violations qui pourraient compromettre le plan américano-russe.

     

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