×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Brèves

    Par L'Economiste | Edition N°:4833 Le 11/08/2016 | Partager

    ■ Intel se renforce dans l’intelligence artificielle
    Le géant américain des puces informatiques  vient de racheter la startup californienne Nervana. L’opération aurait été bouclée pour un montant compris entre 350 et plus de 400 millions de dollars. Les 48 personnes employées par Nervava vont ainsi rejoindre la division d’Intel recouvrant les composants pour les centres de données. Ces derniers sont, avec les objets connectés, l’un des marchés jugés porteurs sur lesquels le groupe est en train de se repositionner en vue de réduire sa dépendance au marché en crise du PC.

    ■ Adecco se porte bien
    Le groupe suisse, le numéro un mondial du travail temporaire, réalise des bénéfices en hausse pour le deuxième trimestre. Il constate tout de même un tassement de sa croissance face à des tendances contrastées entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Entre avril et fin juin, les profits ont ainsi grimpé de 7%, à 190 millions d’euros grâce à la forte discipline au niveau de ses tarifs et de ses coûts. Son chiffre d’affaires s’est aussi accru, mais moins fortement (+2%) à 5,6 milliards d’euros. Ajustée du nombre de jours ouvrables, la croissance organique s’est établie à 3%.

    ■ La City embauche moins

    londre_city_033.jpg

    Le nombre de postes à pourvoir dans la City à Londres a enregistré un fort recul de 12% sur le mois de juillet en raison du vote en faveur du Brexit. Même si la baisse a été moins forte que prévu, elle traduit le climat d’incertitudes après la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne. Cela a poussé les entreprises à la prudence, en particulier dans le secteur de la finance prédominant dans le centre d’affaires de Londres.

    ■ Pétrole: Une réunion à Alger en septembre
    L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a confirmé entrevoir un rééquilibrage du marché pétrolier en 2017. Et ce, avec une demande mondiale qui continuera à croître face à une accélération du déclin de la production dans les pays n’appartenant pas au cartel. Le président de l’Opep, le Qatari Mohammed Bin Saleh Al-Sada, a annoncé une réunion informelle de ses pays membres en marge du 15e Forum international de l’énergie organisé du 26 au 28 septembre à Alger.

    ■ De gros budgets pour le climat
    Pour financer le changement climatique, un budget de 81 milliards de dollars a été mobilisé en 2015, selon un nouveau rapport établi conjointement par plusieurs institutions, à savoir la Banque asiatique de développement, la Banque africaine de développement, la Berd, la BEI, la Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale. L’essentiel de cette enveloppe (56 milliards de dollars) provient des investisseurs, alors que le reste est du ressort du financement climatique direct mené par les banques multilatérales de développement (BMD). Sur ce volet, 20 milliards de dollars ont été consacrés aux activités d’atténuation du changement climatique (réduction CO2, énergies propres...) et 5 milliards à l’adaptation (gestion des ressources, résilience basée sur les terres...). Bien qu’affectées par le changement climatique, la région Mena et l’Afrique subsaharienne n’ont reçu que 9% des financements chacune. En revanche, l’UE a accaparé de 13%, l’Asie de l’Est et le Pacifique 14%, l’Amérique latine et les Caraïbes 15%, l’Asie du Sud 19% contre 20% pour le reste de l’Europe et l’Asie centrale.

    ■ La politique se féminise lentement dans le monde
    En 2015, 22% des parlementaires dans le monde étaient des femmes, contre 11,3% en 1995, selon l’ONU. Les disparités régionales sont fortes. Les pays nordiques comptent 41,1% de femmes dans leurs Parlements contre 15,7% dans la région Pacifique. En janvier 2015, seuls 17% des ministres de gouvernements étaient des femmes et la plupart d’entre elles détenaient des portefeuilles liés au secteur social, tels que l’éducation ou la santé. Seulement 5% des chefs d’entreprise dans le secteur privé en Afrique sont des femmes, comparativement à 4% dans le monde, dévoile la nouvelle étude de Mckinsey & Company «Women Matter Africa». En ce qui concerne, la représentation des femmes au Parlement, à 64%, le Rwanda a la plus forte proportion de femmes parlementaires en Afrique. A l’opposé, elles détiennent au Nigeria et au Swaziland respectivement 7 et 6% des sièges. Le Maroc obtient moins de 20% contre moins de 30% pour la Tunisie.
     
    ■ Des fonds de bienfaisance détournés!
    Des fonds destinés à des oeuvres de bienfaisance sont parfois détournés par des groupes terroristes pour commettre des attentats, indique un rapport présenté lors d’une réunion internationale sur la lutte contre le terrorisme, qui s’est ouverte mercredi 10 août en Indonésie. Le sommet qui s’achèvera jeudi, est co-organisé par l’Indonésie et l’Australie, et réunit les ministres de plus de 20 pays.

    ■ UE-Sahel: «Ce n’est pas trop tôt»!

    mali_033.jpg

    L’Union européenne vient juste d’ouvrir une toute petite porte pour soutenir les efforts des intervenants au Mali, à savoir la France mais aussi les cinq pays de la zone (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad) avec un appui du Maroc et des Etats-Unis. L’Union a envoyé deux formateurs dans l’école militaire de Kourikoro, près de Bamako, pour former une vingtaine d’officiers du groupe des 5 pays. La carte montre l’extension maximale des quatre grandes familles djihadistes opérant au Mali jusqu’en 2013, juste avant la mobilisation entrainée par l’opération Serval montée par Paris. Le film Timbuktu a montré (en les atténuant fortement) les abus commis par les islamistes contre les populations.
    L’Union européenne, via son représentant spécial, Angel Losada Fernandez, veut  «régionaliser le conflit» sans dire exactement ce qu’elle entend par ce terme. C’est au nom de cette régionalisation que les deux semaines de formation ont été axées sur l’interopérabilité. En juin dernier, le représentant spécial a affirmé, devant les parlementaires européens, que les terroristes continuaient de se déplacer et d’évoluer vers le sud du Mali.
    ■ Blair et Bush à la CPI?

    blair_et_bush_033.jpg

    L’affaire est encore loin d’être jouée. Il s’agit juste d’un avis juridique, après deux rapports certes accablants. En 2014, le rapport de la sénatrice Dianne Feinsten aux Etats-Unis, puis en juillet 2016, le rapport Chilcot en Grande-Bretagne, ont durement mi en cause les responsabilités des deux hommes d’Etat dans les crimes commis en leur nom au Moyen-Orient et en Afghanistan.
    Cependant, pour le rapport américain, l’actuel président a botté en touche pour le compte de son prédécesseur: il a mis en cause de manière globale la CIA, et elle seule. Pour ce qui concerne le rapport britannique de Sir John Chilcot, il dénonce le coup monté autour des armes de destruction massive et le rôle de Tony Blair, alors Premier ministre, dans l’intervention armée en Irak. Ce rapport, qui a mis plus de sept ans de disputes avant d’être lancé par un groupe d’élus anglais, porte le nom de Iraq Inquiry. Il compte une douzaine de volumes. Néanmoins, les informations dans la presse britanniques se sont vite calmées, le Brexit retenant toutes les attentions. C’est donc d’un autre côté que sort un nouvel élément: les deux hommes d’Etat, contrairement à ce qui est affirmé ordinairement, sont passibles de la Cour pénale internationale. D’abord, disent deux juristes français, Serge Sur et Julian Fernandez, il n’y a pas de prescription dans le temps, les faits de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité étant largement constitués par les deux rapports. Ensuite, disent-ils, l’argument selon lequel la juridiction de la Cour ne s’étend pas jusqu’aux Etats-Unis (non partie de l’accord) ne tient pas puisque la Grande-Bretagne est, elle, signataire. Enfin, poursuivent les juristes, l’Irak a plus que démontré son incapacité à entamer des poursuites; l’initiative en  revient donc à la CPI.  Puis argument suprême, l’intervention s’est faite sans l’aval de l’ONU, ni du Conseil de sécurité, et sans que l’on puisse arguer de légitime défense.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc