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    Election historique chez les comptables agréés

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4817 Le 20/07/2016 | Partager
    Du scrutin de ce 20 juillet sortira le Conseil qui va conduire la restructuration de la profession
    Plus de 1.600 électeurs concernés
    Deux urgences absolues: la mise à niveau et les disqualifiés

    L’élection du Conseil national de l’Organisation professionnelle des comptables agréés du Maroc qui se tient ce mercredi 20 juillet est un premier exercice démocratique grandeur nature dans cette profession. Un  peu plus de 1.600 électeurs vont devoir choisir la première équipe qui «posera les fondations du développement et de la mise à niveau de la profession», comme le proclame la publicité d’un des candidats à la présidence du conseil national. Ce sera sans doute le chantier le plus urgent et le plus complexe à réaliser. 

    Tous les prétendants au Conseil national sont unanimes sur une urgence: il faudra mettre fin à l’«anarchie» qui règne dans l’exercice de ce métier et poser des mesures radicales dès le lendemain du scrutin. La nouvelle réglementation fixe des critères de qualification très stricts pour accéder à la profession. Il reviendra à l’équipe qui sortira de l’élection de veiller à son application. Ce ne sera pas aussi simple qu’il n’y paraît car il va falloir gérer la transition et tous les praticiens qui ont été «disqualifiés» faute d’avoir rempli les exigences minimales de qualification fixées par la loi. Ceux-là sont estimés à près de 3.000. Le sujet est explosif.
    Le deuxième gros chantier de la future équipe qui sera élue sera d’assainir la profession en la débarrassant des mauvaises pratiques et en relevant le niveau général des compétences. C’est la condition sine qua non pour valoriser son image auprès des entreprises et des autorités. Car ces milliers de cabinets de comptabilité constituent le premier maillon de la chaîne de production de l’information comptable et financière en assurant la tenue des comptes des TPE et des PME. Le déficit des compétences serait tel aujourd’hui (concèdent les professionnels), qu’il entache forcément la qualité de l’information destinée aux tiers: banques, fisc, fournisseurs, etc. Là aussi, la mise à niveau (formation continue) ne sera pas facile et exigera du temps. Quant aux mauvaises pratiques dans les cabinets, outre le nettoyage que fera le marché, la plupart des candidats à la présidence du Conseil promettent une application stricte du code de déontologie. Mais comme tout document de ce type, son efficacité dépendra de la volonté et de l’adhésion personnelle de la base. 
    Le travail sur l’image du comptable agréé revient de manière récurrente dans les engagements de différents candidats à la présidence du Conseil.  Cependant, aucun ne précise comment y arriver. Ce qui est certain, c’est que l’enjeu est de faire en sorte que le comptable agréé soit perçu comme un praticien fiable. Ça n’a pas toujours été le cas. Cela peut signifier par exemple que sa «signature» inspire plus confiance aux banques, à l’administration fiscale, au client, etc. Le deuxième palier de cette image, c’est le travail sur le rayonnement de la profession «au niveau national, international et africain», pour paraphraser un candidat à la présidence du Conseil de l’organisation professionnelle des comptables agréés.

    Comment en finir avec la guerre des prix

    Les comptables agréés rêvent enfin de mettre fin à la guerre des prix qui mine leur activité. L’idée d’un barème d’honoraires refait surface, un peu à l’image de ce que les experts comptables avaient adopté jadis sans que cela d’ailleurs ne mette fin à ce que certains qualifient de «dumping» dans la profession. Cette grille des tarifs pourrait n’être qu’un document de plus pour se donner bonne conscience.

     

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