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Economie

100 milliards de DH à mobiliser chez le privé

Par L'Economiste | Edition N°:2764 Le 25/04/2008 | Partager

. 700 à 900 projets sur 600.000 ha par an. Ambition de mobiliser des fonds sociaux étrangersLA stratégie est articulée autour d’une approche globale touchant l’ensemble des acteurs, selon leurs objectifs propres. Les deux piliers proposés permettent de toucher un maximum d’exploitants aussi bien dans les secteurs modernes que dans l’agriculture vivrière. Le premier se fixe pour objectif la relance de l’agriculture moderne, tout particulièrement celle orientée vers l’exportation. Car cette activité n’est pas non plus exempte de problèmes. Son dynamisme tend, en effet, à s’estomper. Et ce, face à la concurrence traditionnellement soutenue mais aussi par rapport à certaines origines émergentes. Si la croissance moyenne des exportations agroalimentaires est de 10% pour le Brésil, 9% pour l’Espagne, 8% pour l’Egypte, elle ne dépasse guère 5% pour le Maroc. C’est pourquoi il est proposé des «plans agressifs à mettre en œuvre en faveur des filières à haute valeur ajoutée et/ou à haute productivité». Le tout autour de nouveaux projets concrets.Ce pilier a pour objectif de générer un grand flux d’investissements, surtout privés. On table sur 10 milliards de DH/an autour de nouveaux modèles d’agrégation portés par des investisseurs à fort potentiel managérial. Globalement, il s’agit d’initier 700 à 900 projets sur 600.000 ha par an. Sont ciblés le maraîchage, l’agrumiculture, l’oléiculture intégrée et l’arboriculture fruitière. S’y ajoutent aussi les céréales et les filières animales. Ceci sans distinction entre le bour et l’irrigué. Le seul dénominateur commun est la recherche des spéculations à haute valeur ajoutée ou à productivité élevée. La taille des projets sera aussi conséquente: entre 500 et 2.000 ha pour l’arboriculture fruitière, 1.000 et 2.000 ha pour les projets d’agrégation des céréales dans l’irrigué et jusqu’à 3.000 ha dans le bour. Le second pilier, baptisé «solidaire de la stratégie», vise la mise en œuvre de projets sociaux dans le cadre de plans régionaux. Il s’agit de projets de reconversion dont l’objectif est de faire passer les exploitants fragiles des céréales vers des cultures à haute valeur ajoutée et moins dépendantes de l’aléa climatique. Le deuxième type de projet, dit d’intensification, a pour objectif de mieux faire ce qui est entrepris aujourd’hui. Les filières ciblées sont, notamment, l’élevage, les céréales, l’arboriculture fruitière et le système oasien. Le troisième type de projets cible la diversification des niches. Il s’agit de créer des revenus supplémentaires pour les acteurs fragiles autour du développement accéléré des produits de terroir. Mais la bataille «clé», comme se plaisent à la désigner les promoteurs de la stratégie, va se jouer autour du renversement de la tendance du financement. Comment casser le cercle vicieux: sous-investissement qui engendre à son tour une insuffisance de productivité et de valorisation? Tout l’enjeu est là. Au Maroc, l’encours des crédits par rapport au PIBA est très faible. A peine 8% contre 30% pour le Brésil, 45% pour la France et 181% pour les Etats-Unis. L’ambition affichée est de mobiliser, en plus des financements locaux, les capitaux des fondations (type Gates) et de s’allier le concours des bailleurs de fonds européens, arabes et multilatéraux.A.G.

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