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    Turquie

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5697 Le 13/02/2020 | Partager
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    Le contraire du libre-échange, qu’est-ce? C’est d’un côté l’interdiction des échanges et de l’autre des échanges contrôlés. Ils peuvent être contrôlés de diverses manières: en fonction des seuls besoins plus ou moins bien calibrés; avec des autorisations intuitu personae…

    Pendant quelques années, de la fin des années 1970 au début des années 1980 (jusqu’au PAS), le Maroc avait un système de contrôle du premier type, mais très assoupli, avec des listes A (libre), B (avec autorisation préalable à l’importation) ou C (interdit).

    Le système veillait à ne pas créer des autorisations personnelles, donc avec des titulaires pour longtemps. Il aurait amené le Maroc vers des monopoles d’importation et inévitablement des groupes de pression et un captage de la rente, ainsi installée.

    L’Algérie a créé un contrôle des importations, mais avec des monopoles dans le temps, lesquels durent encore.

    Ni Alger, ni Rabat n’ont réussi à redresser leur balance commerciale en limitant les importations. Au mieux, Rabat en est vite sorti, évitant que le mécanisme commercial devienne un système politique; le «Système» comme disent nos voisins.

    Ainsi ni l’une ni l’autre des formes de protectionnisme ne résoudra la question des accords de libre-échange, quand en face de soi on a des joueurs déloyaux. C’est le cas d’Ankara: financements publics, dévaluation (33%!), soutien politique… et l’aura des Frères musulmans auprès de clans du PJD marocain.

    Peut-être faudra-t-il en arriver à montrer les dents, à mordre pour marquer la souveraineté marocaine? Nous ne sommes plus au temps du «doux commerce».

     

     

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