×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Tractations

Par L'Economiste| Edition N°:3669 Le 02/12/2011 | Partager

L'effervescence électorale en apporte généralement une autre: l’architecture gouvernementale.
On le sait, pour ce genre d’exercice, impossible de satisfaire tout le monde. D’abord, le premier réflexe est de servir la famille politique à laquelle l’on appartient. Le PJD a de l’ambition pour les portefeuilles les plus cotés et à la limite, la revendication est légitime lorsqu’on est le parti vainqueur. Mais dans ce jeu de poker, les autres formations invitées à rejoindre la coalition gouvernementale pourraient y rajouter leur grain de sel. Et c’est ce qui rend souvent les négociations difficiles. La question qui taraude tout le monde est de savoir si une partie de l’équipe sortante reviendrait au pouvoir. Certains candidats comme Ghellab ou Nizar Baraka n’ont pas démérité mais, au préalable, les comités centraux de partis doivent donner leur caution. L’autre dimension des tractations qu’il va falloir mettre sur la table concerne ceux qui travaillent en coulisse. C’est-à-dire les cabinards, une armée invisible de cadres, souvent sortis de bonnes, et parfois de moins bonnes, écoles qui abattent l’essentiel du boulot et parfois même concentrent le vrai pouvoir. L’on y retrouve des profils compétents mais malheureusement aussi des équipes de convenances, des «rabatteurs de partis» qui correspondent souvent à des postes népotiques où le premier critère de recrutement n’est certainement pas la méritocratie. Le pire c’est qu’ils sont budgétisés dans des conditions opaques. Il est sans doute souhaitable que le gouvernement en circonscrive les frontières
La course aux maroquins est importante car c’est souvent elle qui conditionnera la qualité du travail gouvernemental. Or on l’a bien vu avec le gouvernement sortant, lorsque les ministères n’avancent pas ensemble à la même vitesse, au final c’est la cohésion d’ensemble qui en pâtit. Le fait d’avoir des stars dans le casting n’y changera pas grand-chose. Et c’est un peu ce qui a été reproché au bilan El Fassi.

Mohamed Benabid

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse [email protected] pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc