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L'Edito

Ronronnement

Par L'Economiste| Edition N°:2064 Le 14/07/2005 | Partager

Le Parlement met la clé sous la porte, du moins le temps des vacances. En effet, c’est aujourd’hui qu’a lieu la clôture de la session du printemps pour les deux chambres. Alors, place aux comptes. Pour cette session, une unanimité se dégage: le bilan est bien en deçà des attentes. Les députés et les conseillers ont à peine adopté une douzaine de projets de loi. Comparativement au double de la session précédente. Et encore, celle-ci était surchargée par la présentation et l’approbation de la loi de Finances. Dans l’hémicycle, cette baisse de régime n’inquiète pas outre mesure. L’écrasante majorité des parlementaires sont en congé à partir d’aujourd’hui, pour ne revenir que le deuxième vendredi d’octobre, date d’ouverture de la session d’automne présidée par le Souverain. Ce résultat négatif obtenu par les élus de la nation s’explique par la lenteur et la mauvaise coordination entre les deux chambres. Mais aussi par un phénomène structurel qu’aucun président de chambre n’a réussi à endiguer: l’absentéisme. Beaucoup d’entre eux ne sont à Rabat qu’une journée, celle qui coïncide avec les questions orales. Ce jour-là, la présence de la télévision et l’opportunité d’une diffusion en direct mobilisent plus que le travail en commission. Le reste de la semaine, les couloirs du Parlement sont affreusement déserts. Heureusement que l’horaire continu ne s’applique pas aux parlementaires…Les présidents des deux chambres ont conscience de cette situation, mais n’y peuvent rien. Ils sont impuissants devant le ronronnement ambiant. Ils ne sont pas les seuls comptables de cette déliquescence. Les états-majors des partis politiques en assument une grande responsabilité. Ils peuvent exiger de leurs troupes de travailler plus. Ils doivent suivre certains députés assidus qui donnent le bon exemple. Mais ils sont encore trop peu nombreux.Mohamed CHAOUI

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